Le Saujonnais Julien Fesseau, moniteur guide de pêche, interviendra samedi 25 avril 2026 au Salon des pêches et du nautisme de Royan, à 16 heures, dans le cadre d'échanges avec des professionnels et d'une table ronde. Passionné depuis l'âge de dix ans, il n'a jamais cessé de pratiquer la pêche. Aujourd'hui âgé de 44 ans, il profite d'un terrain de jeu illimité à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde, autour du phare de Cordouan, et plus au large, là où les bancs de thons rouges attirent les amateurs.
Un guide expérimenté
Julien Fesseau emmène ses clients à 20 ou 30 miles nautiques de la côte pour des journées inoubliables. Son catamaran à moteur de 8,50 mètres est amarré au port de Royan. Il se considère avant tout comme un faiseur de petits bonheurs pour ceux qui n'ont jamais vécu une escapade bercée par les embruns marins et l'espoir d'affronter un colosse des mers. Moniteur guide de pêche depuis onze ans, après avoir obtenu un diplôme BPJEPS pêche de loisirs, il transmet son savoir avec enthousiasme, que ce soit en eau douce ou en mer, pour les novices comme pour les pêcheurs confirmés. Toujours à bord d'un bateau, comme il le confie : « C'est mon truc. »
Un équipement adapté
Chez lui, dans le centre-ville de Saujon, son Tracker est toujours prêt à prendre la route, monté sur une remorque. « Celui-ci me sert pour les plans d’eau ou les fleuves », explique-t-il. Le lac d'Hourtin et de Carcans, le plus septentrional des grands lacs landais, est l'une de ses destinations favorites. Il organise également des virées en Irlande et aux Pays-Bas. Au port de Royan, son second bateau ne passe pas inaperçu. « Je peux y embarquer cinq personnes avec tout le matériel nécessaire. L’objectif est de vivre une expérience à part », précise-t-il, promettant du bar, du bar moucheté ou encore du maigre. « Il est rare lorsqu'on rentre sans avoir vu un seul poisson, mais ça peut arriver. C'est le jeu. »
Une réglementation en évolution
Julien Fesseau doit se tenir informé des changements réglementaires. « L'an dernier, on pouvait pêcher un bar par personne et par jour. Là, c'est passé à deux », note-t-il. Pour le thon rouge, les règles sont plus strictes : l'autorisation permet la capture, la détention à bord et le débarquement d'un seul poisson par navire et par jour. « Lors de mes sorties, on relâche de toutes façons la prise à l'eau. Cette espèce, c'est un peu le graal de la pêche sportive », confie le moniteur. Il se souvient d'un combat d'une heure en 2024 avec un spécimen de 1,80 mètre. « À l'époque j'avais un semi-rigide. Nous étions cinq à bord et on s'est relayé un bon moment. Je l'ai vu sortir de l'eau au moment de l'attaque. C'était fantastique. »
Rencontres avec la faune marine
Il n'est pas rare que l'équipage croise des dauphins ou des orques. « Ceux qui vont pêcher en mer cherchent à se déconnecter de l'agitation du quotidien. C'est une ambiance particulière. On laisse tous les problèmes derrière soi », explique Julien Fesseau. Sa plus grande satisfaction est de voir la joie sur le visage d'un enfant qui remonte sa première prise. « C'est aussi pour ça que je fais ce métier », ajoute-t-il.
Le moniteur interviendra ce samedi 25 avril 2026 à 16 heures au Salon des pêches et du nautisme de Royan, dans le cadre d'échanges avec des professionnels et d'une table ronde. Pour plus d'informations sur son activité, il dispose d'un site internet : cordouan-peche-evasion.com.



