Feria de Nîmes 2026 : visions idéales de personnalités locales
Feria de Nîmes 2026 : visions idéales de personnalités

À quelques jours du coup d'envoi de la feria de Pentecôte 2026, plusieurs personnalités nîmoises partagent leur conception de la fête idéale. Entre traditions taurines, musique de rue, gastronomie locale et accessibilité, les avis sont variés mais convergent vers une fête populaire et intergénérationnelle.

Roé, musicien : une fête pour tous les âges

Pour Roé, la feria idéale est celle où tout le monde est content. Il souhaite que les réboussiers ne soient plus réboussiers, mais reconnaît que cela les priverait de leur identité. Il insiste sur la nécessité de lieux où enfants, adultes et personnes âgées peuvent festoyer ensemble, dans le respect et la bienveillance. Il critique le manque d'espaces dédiés aux enfants et prône un retour à l'esprit hispanique, où les familles se promènent tard le soir, bien habillées. Il défend également la musique live, estimant que les fanfares créent une ambiance qu'aucun DJ ne peut égaler.

Chely, danseuse de flamenco : la sévillane à l'honneur

Chely, la torrito, évoque une feria en famille le jour et entre amis le soir. Elle se réjouit d'être invitée au musée des Cultures taurines pour les scolaires et au Village andalou au Jean-Jaurès, où les associations de sévillanes et de flamenco sont mises en avant. Pour elle, la feria est la coupe du monde de la danse. Elle apprécie que cet art soit gratuit et accessible aux enfants, et se dit heureuse du retour de la feria sur le Jean-Jaurès, où elle a découvert le flamenco dans les années 80.

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Jimmy Cordier, fanfare Les Peillasses : plus de place pour les fanfares

Jimmy Cordier souhaite une feria où les fanfares auraient une place plus importante, liée selon lui à la notion de fête populaire. Il rêve d'un festival de fanfares au Jardin de la Fontaine, offrant une safe place sonore. Il aimerait voir revenir la musique de rue, des concerts rock aux quatre coins de la ville et des bodegas indépendantes proposant des sons variés. Pour lui, la musique doit rester au centre de la fête.

Franck Duclaux, patron de la Bonne Mousse : une ville accessible à tous

Franck Duclaux décrit la feria parfaite comme ensoleillée, avec de bonnes corridas et des moments de joie simple entre amis. Il déplore que certaines personnes doivent changer d'itinéraire par peur de ne pouvoir traverser certaines rues, et que les files d'attente devant les bodegas privées soient interminables. Il souhaite que la ville soit accessible à tous, permettant de voguer d'un endroit à l'autre sans contrainte.

Mathieu Baillie, chef du restaurant O Calm : les produits locaux à l'honneur

Mathieu Baillie aimerait que la feria mette en avant les produits locaux du Gard, comme le riz de Camargue dans les paellas ou les jambons cévenols. Il estime que le patrimoine gastronomique local mérite d'être fièrement représenté, au même titre que les traditions espagnoles.

Alix, dirigeante de Gym Danse : un vrai final pour la Pégoulade

Alix rêve d'une feria avec des rues animées par les peñas, l'odeur de la paella, des animations sécurisées pour petits et grands. Elle regrette que les chars de la pégoulade, après le défilé, soient stationnés rue Cité Foulc sans mise en valeur. Elle souhaiterait un final spectaculaire comme autrefois, avec une arrivée sur la piste des arènes.

Julien, DJ des Veilleurs : des concerts et des scènes pour tous les goûts

Julien appelle à un retour des concerts et des scènes dans divers lieux de la ville, comme devant les arènes, à la Maison carrée, place Saint-Charles ou Jean-Jaurès. Il souhaite une programmation éclectique : flamenco, rock, hip-hop, électro. Il critique l'institutionnalisation qui tue la spontanéité et propose un concours de sangria pour améliorer la qualité des boissons dans les bodegas.

Claire Starozinski, militante anticorrida : une fête du taureau sans corrida

Claire Starozinski préfère le terme « fé di biou » ou « Fête du taureau » à « feria », d'origine espagnole. Elle imagine une fête sans corrida, mais avec des spectacles autour du taureau de Camargue ou des recortadores, respectant la bouvine chère à la région.

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Joe Gabourdes : la fiesta brava au cœur de la fête

Pour Joe Gabourdes, la feria idéale est celle de la fiesta brava, où le taureau est au centre de la fête, dans l'arène ou dans la rue. Il associe le taureau à l'ambiance, au risque et au respect de la vie. Il souhaite également un partage intergénérationnel dans des bodegas ouvertes, avec une participation active de tous.