Le président de la communauté de communes Millau Grands Causses, Christophe Saint-Pierre, a annoncé le lancement prochain d'un audit pour évaluer le potentiel de l'aérodrome de Millau-Larzac, alors que le Département de l'Aveyron confirme sa volonté de se désengager de cette plateforme. Cette décision fait suite à une rencontre avec le président du Département, Arnaud Viala, qui a réaffirmé sa position.
Un désengagement départemental assumé
Arnaud Viala a rappelé que depuis trois ans, le Département souhaite ne plus être impliqué sur cette plateforme, préférant concentrer ses moyens sur l'aéroport Rodez-Aveyron, dont il est un partenaire clé avec la Région Occitanie et Rodez Agglomération. « Nous sommes très mobilisés financièrement, avec nos équipes, sur l'aéroport Rodez-Aveyron. On ne peut pas être partout », a-t-il déclaré. Il a également souligné que le Département n'a pas plus de compétence qu'une mairie pour faire voler des avions, et que son implication à Rodez est justifiée par l'absence de desserte TGV et le rôle stratégique de l'aéroport pour l'attractivité économique.
Un aérodrome en quête de modèle
L'aérodrome de Millau-Larzac, qui s'étend sur 30 hectares, n'a jamais eu vocation à accueillir des lignes commerciales régulières. Il est principalement utilisé pour l'aviation légère, les loisirs aériens et des activités de formation. Plusieurs projets de développement, comme une école de pilotage ou des activités touristiques, ont été évoqués sans aboutir. La gestion a été confiée à la société AéroLarzac, présidée par Dominique Lassablière-Jacquet, un ancien pilote qui souhaite redynamiser le site.
Un audit pour éclairer la décision
Christophe Saint-Pierre a indiqué ne pas vouloir prendre de décision sans une vision objective des possibilités. « Je ne parle pas encore de décision. J'ai besoin d'avoir davantage d'informations sur le potentiel de la structure », a-t-il expliqué. Selon lui, l'aérodrome n'a pas vocation à devenir une plateforme de transport commercial, mais pourrait se développer autour de nouvelles activités liées au tourisme, à l'aviation de loisirs ou à la formation. L'audit, qui sera lancé prochainement, évaluera les usages actuels, les perspectives de développement et les conditions économiques d'une éventuelle reprise.
Une transition accompagnée par le Département
Bien que le Département confirme son intention de se retirer de la gouvernance, Arnaud Viala s'est dit prêt à accompagner la transition si un projet crédible émerge localement. « Dans mon for intérieur, je pense qu'il existe un potentiel d'exploitation locale en matière d'attractivité », a-t-il reconnu. Reste à savoir si cet intérêt se traduira par des actions concrètes pour pérenniser l'avenir de l'aérodrome de Millau-Larzac.



