Green Gen Technologies en liquidation : la start-up bergeracoise lâchée par ses investisseurs
Green Gen Technologies en liquidation : l'aventure s'arrête

Green Gen Technologies en liquidation : la fin d'une aventure prometteuse

La start-up Green Gen Technologies, basée à Bergerac en Dordogne, a été placée en procédure de liquidation judiciaire depuis le 13 janvier. Cette décision intervient après que les investisseurs aient brutalement retiré leur soutien, mettant un terme à une dernière levée de fonds cruciale de plus d'un million d'euros.

Un projet innovant stoppé net

Spécialisée dans la fabrication de bouteilles de vin en carton et plastique, légères et entièrement recyclables, Green Gen semblait promise à un avenir radieux. La société avait même mis en bouteille les vins de son premier client prestigieux, l'ancien basketteur Tony Parker, copropriétaire d'un domaine viticole près d'Avignon.

Deux mois avant la liquidation, la start-up était présente aux Prix de l'économie Néo Aquitains 2025 et un négociant était prêt à commander 200 000 bouteilles pour les magasins Intermarché. « C'est une start-up qui devenait une entreprise industrielle, capable de produire 7,5 millions de bouteilles », explique James de Roany, cofondateur et PDG de l'entreprise.

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Le retrait des investisseurs

La levée de fonds devait être clôturée au 31 décembre, mais l'investisseur principal a finalement renoncé le 18 décembre, suivi par les autres. « J'ai déclaré la cessation de paiements immédiatement et demandé la liquidation, car on manquait de cash pour aller sur un redressement », confie le PDG, qui ne révèle pas les noms des investisseurs ni les raisons de leur retrait.

James de Roany exprime sa frustration : « C'est très frustrant d'être stoppés dans un tel élan. Tout le monde avait énormément bossé et il y avait un vrai engouement. » Il ajoute que le projet « est trop beau pour être abandonné » et qu'il s'efforce désormais de trouver des repreneurs.

Impact sur les salariés et perspectives

L'entreprise employait 14 salariés, presque tous installés dans un atelier de fabrication sur l'ancien site de l'Escat à Bergerac. Ils devraient bénéficier de l'AGS, le régime de garantie des salaires, mais leur avenir dans l'entreprise reste incertain. Le mandataire judiciaire a donné entre deux et trois mois pour examiner les offres de rachat.

Le fondateur regrette que « les viticulteurs bergeracois n'aient pas plus suivi le projet », notant que les perspectives de l'entreprise se portaient davantage vers l'international, avec de grands monopoles d'États ou de gros distributeurs.

Un projet toujours viable selon les experts

Jean-François Fontaine, directeur de l'usine d'embouteillage Unidor près de Bergerac et président de l'Interprofession des vins de Bergerac et Duras, estime que « le projet peut être viable ». Il ajoute : « J'imagine que si une entreprise veut mettre la main sur les brevets, c'est le moment. »

Malgré les difficultés actuelles, James de Roany reste déterminé à faire survivre ce produit « qui a du sens et qui est dans l'air du temps ». La recherche d'un repreneur représente désormais le dernier espoir pour sauver cette innovation écologique dans le secteur viticole.

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