À 21 ans, le Parisien Isack Hadjar a hérité d'un volant aussi convoité que casse-gueule : celui d'équipier de Max Verstappen chez Red Bull. À l'occasion du Grand Prix de Monaco ce week-end, et de la sortie d'une nouvelle montre signée TAG Heuer, nous avons échangé quelques mots avec le jeune pilote.
Un rêve devenu réalité
Fin 2025, le jeune champion né à Paris répondait franchement à la question de savoir s'il pouvait battre Max Verstappen : « Non, il est meilleur dans tous les domaines. » Cette semaine, en visio depuis Monaco, Isack Hadjar se prépare pour le Grand Prix de manière presque décontractée, eu égard à la difficulté de ce tracé en pleine ville. Pour lui, tout va pourtant très vite. Hier grand espoir dans une écurie satellite, il est arrivé en début de saison chez Red Bull où il côtoie le quadruple champion du monde. « Sur le papier, courir pour une écurie qui joue les podiums rajoute de la pression, mais c'est aussi une trajectoire rêvée. Je suis là où j'ai toujours voulu être. »
Monaco, un circuit mythique
Ce dimanche 7 juin, le décor est prestigieux – et frustrant. Monaco, c'est le tracé le plus lent et le plus court de la Formule 1 : 3,337 km seulement, 78 tours en tout, 19 virages dont le plus lent de la F1 (l'épingle du Fairmont, à 50 km/h), mais également le tunnel où l'on bombe à 260 km/h. Ce n'est pas un circuit de vitesse pure, plutôt une compétition urbaine tendue à l'extrême, où dépasser relève de l'exploit. En a-t-il rêvé, le jeune Isack, de cette course mythique ? « Oui, parce que Monaco, pour moi, c'est Ayrton Senna, recordman de la course avec six victoires, et mon idole depuis toujours. »
Une montre légendaire
Le pilote brésilien fut aussi l'ambassadeur historique de TAG Heuer ; c'est ainsi qu'Hadjar a connu la marque. Depuis son arrivée chez Red Bull, Hadjar n'a pas eu le temps de visiter la manufacture horlogère à la double casquette : partenaire de l'écurie Red Bull et chronométreur officiel du championnat de F1. Et s'il vient de recevoir sa première TAG, une Monaco en or rose et cadran noir, son poignet reste nu lors des courses. Une affaire de sensations : il veut un « feeling symétrique », les deux mains à égalité sur le volant.
La Monaco Speed 12 : une réinterprétation audacieuse
Monaco, en horlogerie, c'est aussi un mythe. En 1969, Jack Heuer baptisait ainsi le premier chronographe carré et étanche, animé par le Calibre 11, reconnaissable à sa couronne posée à gauche. Quand Steve McQueen la porta dans le film « Le Mans », la légende a décollé. Cinquante-sept ans plus tard, TAG Heuer, partenaire de l'écurie Red Bull et chronométreur officiel de la F1, pousse loin l'exercice de la réinterprétation. Sa Monaco Speed 12 met en scène le temps, avec douze index rotatifs disposés autour du cadran. Ils adoptent la forme de pistons, évoquant un moteur 12 cylindres haute performance. Concrètement : quand l'aiguille des minutes arrive à 3:59:59 par exemple, le volet des « 3 » bascule pour disparaître, quand celui des « 4 » pivote d'un quart de tour pour dévoiler la nouvelle heure.
La mécanique de ce calibre unique, baptisé TH84-00, est empruntée au modèle Spin Time de Louis Vuitton (TAG Heuer, comme Vuitton, appartiennent à LVMH). Les ateliers horlogers des maîtres horlogers Michel Navas et Enrico Barbasini ont réinterprété le principe de la Spin Time pour cette Monaco, le boîtier carré enserrant un mouvement rond. Glace et lunette en saphir laissent voir les douze cylindres sous tous les angles, comme un capot ouvert sur un V12. Les surpiqûres rouges et le caoutchouc gainé textile du bracelet complètent le design sportif mécanique.
Le tarif est à l'aune, démesuré, de l'engin : 77 000 euros, pour une série limitée à 50 exemplaires numérotés, livrables à partir de décembre. TAG Heuer, Monaco Speed 12, 40 mm de diamètre, calibre automatique TH84-00 (base Spin Time, La Fabrique du Temps Louis Vuitton), boîtier titane grade 5, lunette et glace saphir, affichage des heures par douze pistons rotatifs (heure sautante), bracelet caoutchouc gainé textile et surpiqûres rouges, série limitée à 50 exemplaires numérotés, disponible à partir de décembre, 77 000 euros.



