Lionel Armand, guide de pêche dans les Pyrénées-Atlantiques, transforme sa passion en métier
Lionel Armand, âgé de 53 ans, est guide de pêche à la truite dans les Pyrénées-Atlantiques. Il a réussi à faire de sa passion son métier, après un parcours professionnel hésitant. « Pourtant, quand j’avais 4 ou 5 ans, dans les Bouches-du-Rhône, à part jeter des cailloux dans la rivière, je ne trouvais rien à faire pendant que mon père pêchait, je m’ennuyais », confie-t-il. C'est grâce à un déménagement en Béarn que la truite entre dans sa vie pour ne plus la quitter.
Une vocation née dans l'enfance
Au bord d'un petit cours d'eau poissonneux, l'enfant cherche à comprendre l'autre côté de l'onde, un mystère pour lui. « Sur et sous l’eau, ce sont deux mondes parallèles et très différents », résume Lionel Armand. Tout à son questionnement, il capture sa première truite à la main, pour immédiatement la remettre à l'eau. Il sauve ensuite d'autres poissons d'une mort certaine en les transférant vers des eaux plus saines, les nourrissant de boulettes de pain.
Le parcours professionnel d'un passionné
Lionel Armand a du mal à trouver sa voie. Pisciculteur ou pêcheur professionnel ? Le milieu marin est trop éloigné de son monde. Il tente un BTS d'électronique, mais l'appel de l'eau et de la nature est plus fort. Observateur et vigie, il devient technicien pour Migradour, suit une formation d'accompagnateur de guide de pêche, et travaille comme emploi jeune à l'école de pêche de l'Association agréée pour la pêche et la protection des milieux aquatiques d'Oloron.
Transmettre un savoir-faire unique
Des adultes consultent son site Internet, devenu blog, qui pose les bases de son activité de guide. Il propose non pas des sorties, mais des stages axés sur la transmission. « Je leur apprends à pêcher, à prendre des truites, mais pas à les garder », explique Lionel Armand. Il se décrit comme un accélérateur de compétences, apportant des conseils et données qui prendraient des années à acquérir seul. En petits comités, il partage l'adrénaline et l'émotion d'une prise, tout en soulignant la sensibilité de la truite au dérangement.
Cet article est issu du supplément de la rédaction « Ouverture de la pêche : nature sur toute la ligne », paru le mardi 3 mars dans les éditions de Dordogne, des Landes, du Pays basque et du Béarn.



