Lartigue 1910 : le linge basque made in France malgré les défis
Lartigue 1910 : linge basque made in France

Entre volonté de maintenir la production en France et difficulté de recrutement, l'entreprise artisanale Lartigue 1910 produit et commercialise du linge basque contre vents et marées. Chaque mois, « Placéco » reçoit une personnalité de l'écosystème économique local pour une grande interview. Au Pays basque, Philippe Lartigue, président de Lartigue 1910, est revenu sur l'histoire et la stratégie de cette entreprise familiale centenaire.

Pouvez-vous nous présenter Lartigue 1910 ?

La société a été créée en 1910 par mon arrière-grand-père à Oloron-Sainte-Marie. À l'origine, nous fabriquions de la toile à espadrille, une activité qui a perduré sur trois générations. Puis, dans les années 80, l'arrivée massive des espadrilles asiatiques a quasiment fait disparaître le marché français. Ça a été une grande épreuve, il a fallu trouver des activités annexes. Mon père a racheté un petit tissage de linge basque à Oloron et m'a proposé d'en prendre la direction. Vers 2010, j'ai trouvé un terrain à Ascain, où j'ai construit un bâtiment avec du tissage, de la confection et un magasin d'usine. On a démarré en 2012. À ce moment-là, j'ai aussi fait le choix de la vente directe, en diffusant la production dans nos propres boutiques.

Pourquoi avoir fait le choix de tout intégrer de A à Z ?

Il y avait beaucoup de produits d'importation qui arrivaient à des prix très bas, qui ressemblaient à du linge basque sans en être. Je me suis demandé si ça valait le coup de maintenir un outil de production. Mais j'ai fait le choix de dire : si on produit et qu'on vend dans nos propres boutiques, il faut garantir un linge basque d'origine.

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Quels sont vos principaux défis aujourd'hui ?

Le recrutement, surtout sur les métiers techniques du tissage. C'est une technique particulière. Nous formons en interne, sur tous les postes. Nous devons nous adapter aux attentes des salariés. Par exemple, sur les horaires : aujourd'hui, les équipes souhaitent commencer plus tôt et terminer plus tôt. Nous avons donc adapté les horaires en conséquence. Nous travaillons aussi sur les conditions de travail : le bruit, les protections, les pauses. Ce sont des sujets importants. Il faut évoluer, s'adapter, c'est logique.

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