Rennes : l'incinérateur de Villejean ne redémarrera pas avant fin 2026
Incinérateur de Rennes : redémarrage repoussé à fin 2026

La promesse d’une remise en service à l’été ne pourra pas être tenue. Mercredi, Rennes métropole a annoncé que son incinérateur ne pourrait pas redémarrer avant la fin de l’année 2026. À l’arrêt depuis quatre ans pour un immense chantier de rénovation, l’Unité de valorisation énergétique (UVE) de Villejean devait être relancée cet été. La réception des premiers déchets est finalement « prévue à la fin de l’année 2026 », a fait savoir Rennes métropole. Un énième report qui n’est pas sans conséquence pour les finances de la collectivité bretonne. Chaque mois, le détournement des déchets vers d’autres sites lui coûte environ 2,5 millions d’euros. Sans compter le manque à gagner lié à la mise à l’arrêt de la production de chaleur et d’électricité.

Un conflit judiciaire en cause

« On voit le bout du tunnel », promettait en septembre l’ancien vice-président délégué aux déchets. Le tunnel est finalement beaucoup plus long que prévu pour le plus vieil incinérateur de France mis en service en 1968. La faute à un conflit qui oppose la métropole à l’ancienne entreprise chargée du chantier. Mise en cause par la métropole, la société italienne Ruths a été évincée du chantier, entraînant un véritable marathon judiciaire qui devrait courir sur plusieurs années. Le chantier a finalement été bouclé par la société Est Industrie Sentis, qui a dû reprendre « près de 6 000 soudures », arguait la métropole. Aujourd’hui, la société Enereizh qui a hérité du dossier a pu entamer la phase d’essais techniques.

Des essais techniques en cours

Cette filiale de Veolia, qui exploite l’usine, doit « vérifier le fonctionnement de l’ensemble des équipements avant la réception des premiers déchets » en fin d’année. Elle vient de démarrer les essais à froid des quelque 200 moteurs et 2 000 kilomètres de câble de l’usine.

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Une facture qui explose

Lancé au printemps 2022, le chantier de rénovation de l’incinérateur devait durer dix-huit mois pour un budget alors évalué à plus de 110 millions d’euros. Quatre ans plus tard, la facture a littéralement explosé et ne cesse de grimper sous l’effet du coût du détournement des déchets. Pour y faire face, la métropole avait dû rehausser la taxe d’enlèvement des ordures ménagères payée par les habitants. À terme, l’équipement devrait fournir 50 % de chaleur supplémentaire et doubler sa production d’électricité, tout en émettant moins de rejets dans l’atmosphère.

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