La communauté de communes Méditerranée Porte des Maures (MPM) a voté une hausse des impôts pour les ménages et les entreprises afin de financer le développement de ses zones d'activité d'ici 2030. Les élus ont décidé de revaloriser les bases de cotisations foncières des entreprises ainsi que les taxes sur le foncier bâti et les résidences secondaires.
Un conseil communautaire chargé mais rapide
Ce mercredi matin, le conseil communautaire de MPM s'est réuni pour examiner une trentaine de délibérations, dont le vote du compte financier unique 2025 du budget principal. François de Canson, président de l'intercommunalité, a souligné « la bonne santé financière de l'interco » tout en rappelant que « d'ici 2030, MPM doit financer plus de 30 millions d'euros d'investissements : 16 millions sur le budget général axé principalement sur le développement économique et 14 millions sur la gestion des déchets, principalement pour la requalification de l'ensemble des déchetteries. »
Des zones d'activité stratégiques
Le développement des zones d'activité est un axe majeur pour MPM. Les principales zones ciblées sont « les Bormettes à La Londe, avec un reste à charge de 3,4 millions d'euros pour MPM, et Niel Surle à Bormes, pour un coût net de 4 millions. » Le centre d'excellence drone et systèmes d'armes aux Bormettes fait partie des priorités.
Des hausses d'impôts justifiées
Pour accompagner ces projets structurants, « il est nécessaire de mobiliser le levier fiscal », a annoncé François de Canson. Concrètement, cela se traduit par :
- La revalorisation des bases minimum de cotisations foncières des entreprises, avec un impact financier médian de 74 euros par an par établissement (pour 3 184 entreprises).
- La revalorisation des taxes sur le foncier bâti (+ 1 point) et sur les résidences secondaires (+ 1,80 point).
Pour le foncier bâti, cela représente une hausse de l'ordre de 30 à 60 euros par an, soit entre 2,5 et 5 euros par mois et par foyer fiscal.
Les chevaux de la gendarmerie de retour
Dans le cadre du dispositif estival de protection des populations, la mise en place d'un poste de gendarmes à cheval a été renouvelée pour cet été. Six chevaux seront présents sur le territoire communautaire pour renforcer la présence sur le terrain, améliorer le contact avec la population, assurer la surveillance du littoral et faciliter les patrouilles dans les zones difficiles d'accès.



