L'administration américaine de l'aviation civile (FAA) a annoncé lundi 27 juillet l'inspection obligatoire des sièges de 453 Boeing 737 Max immatriculés aux États-Unis. La décision fait suite à des doutes sur l'installation correcte de certains sièges montés sur rails, un problème qui pourrait compromettre la sécurité des passagers en cas d'urgence.
Un risque de désengagement des sièges en vol
Selon la FAA, un siège passager mal installé sur ses rails peut se désengager en cas de surcharge, de turbulences ou lors d'un atterrissage d'urgence. « Si ce problème n'est pas résolu, il pourrait blesser des passagers et des membres d'équipage lors d'un atterrissage d'urgence ou bloquer l'allée, ce qui pourrait ralentir l'évacuation », a détaillé l'agence dans une note citée par le site spécialisé Aerotime. Chaque appareil 737 Max compte jusqu'à 69 ensembles de sièges montés sur rail, ce qui rend l'inspection complexe.
453 appareils concernés aux États-Unis
La FAA précise que 453 appareils enregistrés aux États-Unis sont concernés par cette directive. Les opérateurs devront vérifier chaque ensemble de sièges et, si nécessaire, procéder à des ajustements. Le coût total des inspections est estimé à un peu plus de 2,3 millions d'euros pour les compagnies aériennes américaines, selon Aerotime. Pour chaque ensemble de sièges, une heure de travail est nécessaire pour une réinstallation correcte, indique la FAA.
Boeing soutient la décision de la FAA
Un porte-parole de Boeing a déclaré que l'avionneur avait déjà notifié les opérateurs de ses appareils en décembre dernier. Dans un communiqué transmis par courriel, il a affirmé que Boeing « soutient » la directive de la FAA. La question de l'impact sur les compagnies internationales reste ouverte : la FAA n'a pas précisé si des opérateurs hors des États-Unis sont concernés, mais ceux-ci suivent généralement les directives de l'agence américaine. Aucun délai n'a été communiqué pour la mise en œuvre de cette mesure.



