Arès : le projet immobilier des Mimosas jugé illégal mais régularisable
Par un jugement rendu le 24 février, le tribunal administratif de Bordeaux a partiellement donné raison à des riverains et à l'association Les Amis d'Arès, qui contestaient le permis de construire du projet immobilier du bois des Mimosas. Ce projet, porté par une filiale du groupe Pichet, prévoit la construction de 24 logements, dont huit sociaux, sur la commune d'Arès.
Une décision qui satisfait toutes les parties
Le tribunal a estimé que le permis de construire, délivré en 2023 par la municipalité à la société SNC Caryer AQ (Pichet promotion), n'avait pas respecté une disposition du plan local d'urbanisme (PLU) concernant l'emprise au sol des constructions. En effet, les balcons n'ont pas été correctement pris en compte dans le calcul de cette emprise au sol, ce qui constitue une irrégularité.
Dans un communiqué, l'association Les Amis d'Arès a salué cette décision, soulignant que le tribunal reconnaît « l'illégalité du projet et impose sa régularisation ». Les magistrats ont accordé un délai de quatre mois à la mairie et au promoteur pour régulariser la situation.
Une régularisation jugée facile par le maire
Interrogé par Sud Ouest, le maire d'Arès, Xavier Daney, a réagi à cette décision. Il a précisé que le permis de construire « a été validé sur tous les points, sauf celui de la prise en compte des balcons ». Selon lui, cette irrégularité sera « facilement régularisable » dans le délai imparti.
Ce projet immobilier a déjà suscité de vives controverses depuis son lancement, avec des oppositions marquées de la part des riverains et de l'association Les Amis d'Arès. La décision du tribunal administratif apporte ainsi une clarification juridique tout en laissant la possibilité de poursuivre le projet après correction des défauts identifiés.



