Les étudiants parisiens doivent désormais débourser en moyenne 1 200 euros pour meubler leur logement, selon une étude récente de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF). Ce montant représente une augmentation de 15 % par rapport à l'année précédente, où la moyenne était de 1 040 euros.
Une hausse liée à l'inflation et à la demande
Cette augmentation s'explique principalement par l'inflation générale des prix, mais aussi par une demande accrue de meubles de qualité. "Les étudiants cherchent de plus en plus des meubles durables et esthétiques, ce qui fait grimper les prix", explique Sarah Dupont, porte-parole de l'UNEF. Les articles les plus coûteux sont les canapés (moyenne 350 euros), les lits (300 euros) et les bureaux (200 euros).
Des disparités selon les arrondissements
L'étude révèle également des différences notables selon les arrondissements. Les étudiants du 6e arrondissement dépensent en moyenne 1 500 euros, contre 1 000 euros dans le 19e. "Les prix des meubles suivent logiquement ceux des loyers", note Dupont. Les étudiants du 6e arrondissement, où les loyers sont plus élevés, ont tendance à investir davantage dans l'ameublement.
Un budget serré pour les étudiants
Avec un budget mensuel moyen de 1 200 euros pour vivre (loyer, nourriture, transports), les étudiants parisiens doivent souvent rogner sur d'autres postes pour financer leurs meubles. "Beaucoup se tournent vers la seconde main ou le mobilier en kit pour réduire les coûts", indique Dupont. Près de 40 % des étudiants interrogés ont acheté au moins un meuble d'occasion.
Des solutions pour alléger la facture
Face à cette hausse, plusieurs initiatives émergent. Des associations comme Emmaüs proposent des meubles à prix réduits, tandis que des plateformes en ligne facilitent les échanges entre étudiants. "Il est possible de meubler un studio pour moins de 800 euros en faisant preuve de débrouillardise", assure Dupont. L'UNEF recommande également de comparer les prix et de privilégier les achats groupés.
Un impact sur le bien-être étudiant
Au-delà de l'aspect financier, cette situation a des conséquences sur le bien-être des étudiants. "Un logement mal meublé peut affecter la concentration et le moral", souligne Dupont. L'UNEF appelle les pouvoirs publics à renforcer les aides au logement étudiant, notamment via le dispositif APL, pour compenser ces dépenses supplémentaires.



