Un propriétaire pris au dépourvu
Un propriétaire d'un bâtiment industriel loué depuis vingt ans a vu son locataire, un transporteur travaillant pour Amazon, imposer deux conditions pour le renouvellement du bail : électrifier sa flotte et occuper un bâtiment bas carbone. Le bailleur n'a pas pu financer les travaux, estimés à environ 600 €/m², soit 600 000 € pour 1 000 m², selon Sylvain Lefèvre, président de Synergiec. Le transporteur est parti, et le local cherche preneur.
La décote brune frappe le tertiaire
Comme les logements qualifiés de passoires énergétiques, les bureaux, entrepôts et locaux d'activité subissent des « décotes brunes », pertes de valeur liées à une consommation excessive d'énergie, des coûts d'exploitation élevés ou une remise à niveau trop coûteuse. Le décret tertiaire impose une réduction progressive de la consommation d'énergie, et les locataires exigent des immeubles sobres et économiques.
Un enjeu de valeur et de compétitivité
Les immeubles énergivores deviennent moins attractifs, entraînant une baisse de leur valeur locative et patrimoniale. Les propriétaires doivent engager des travaux de rénovation, mais le coût est souvent dissuasif. Selon les experts, la tendance s'accélère, poussant le marché à s'adapter sous la pression réglementaire et des entreprises soucieuses de leur image climatique.



