Crise du logement à Menton : des habitants témoignent de leurs difficultés
Crise du logement à Menton : les habitants témoignent

Publicité « Cela fait un an que je cherche un deux-pièces ou un trois-pièces sans succès » : les Mentonnais racontent leur galère pour trouver un logement

La crise du logement s’installe durablement et touche des profils très variés, des jeunes actifs aux familles. Des Mentonnais témoignent.

Pas toujours facile de se loger à l’année dans le Mentonnais... Trouver un logement à Menton relève désormais du parcours du combattant. Pour mesurer l’ampleur du malaise, il suffit de voir l’avalanche de réactions provoquée par notre appel à témoins publié sur Facebook. En quelques minutes seulement, plus d’une trentaine de Mentonnais nous avaient déjà écrit pour raconter leurs difficultés à se loger dans la Cité des citrons.

Des célibataires, des couples, des familles avec enfants, des jeunes actifs, des retraités ou encore des personnes en situation de handicap : tous décrivent la même réalité. Loyers élevés, dossiers refusés malgré des revenus stables, appartements rares… Beaucoup disent avoir le sentiment d’être piégés.

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« Je suis divorcé et en situation de handicap. Je suis salarié à mi-temps avec une petite fille en garde alternée. Cela fait un an que je cherche un deux-pièces ou un trois-pièces sans succès. Je suis obligé de vivre dans un studio à 950 euros par mois », témoigne Nicolas.

Jessie, elle, raconte une situation devenue intenable : « Nous devons quitter notre appartement à cause de problèmes d’humidité. Avec mon mari, nous cherchons un deux ou trois-pièces depuis plusieurs mois, même plus petit que notre logement actuel. Nous sommes prêts à faire des concessions pour rester à Menton. Nous avons pourtant un dossier solide et des revenus stables, mais malgré cela, notre dossier est souvent refusé. Le plus difficile aujourd’hui, c’est cette impression d’être bloqués : devoir quitter un appartement déclaré inhabitable sans réussir à trouver une alternative malgré toutes nos démarches. »

« Le marché locatif est saturé »

Même des profils considérés comme rassurants par les propriétaires peinent à trouver un toit. Corinne, professeure titulaire de l’Éducation nationale mutée à Menton il y a deux ans au lycée Paul-Valéry, décrit une situation tendue : « Je loue 32 mètres carrés pour 860 euros par mois. Le marché locatif est saturé. Et c’est rageant de constater tous ces volets clos dans de nombreuses résidences hors période estivale. »

Au fil des témoignages, une même idée revient avec insistance : la multiplication des locations saisonnières de type Airbnb aggraverait la pénurie de logements à l’année.

Airbnb dans le viseur

Beaucoup réclament ainsi une intervention plus forte de la municipalité pour réguler ces locations touristiques. Magali, jeune femme divorcée avec deux enfants, résume ce sentiment partagé par de nombreux habitants : « Je pense que la mairie devrait réfléchir à prioriser les travailleurs mentonnais dans les logements à vocation sociale et peut-être interdire Airbnb ou le taxer davantage. »

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