Le week-end du 30 et 31 mai s'annonce particulièrement dense à Paris. En raison de nombreux événements populaires, les trains en direction de la capitale sont pris d'assaut. Une finale de Ligue des champions, trois concerts géants le même soir : Paris n'avait sans doute jamais vu pareille concentration d'événements et les voyageurs français ont déjà répondu présent.
Une hausse spectaculaire des réservations
Les données dévoilées ce lundi par Trainline, première application de vente de billets de train et de bus en Europe, sont sans appel : les réservations de train vers la capitale pour la période du 28 au 31 mai affichent une hausse globale de +27 % par rapport à la même période un mois plus tôt. Derrière ce chiffre, une réalité simple : toute la France veut être à Paris le samedi 30 mai.
Ce soir-là, plus de 80 000 spectateurs convergeront vers le Stade de France pour le concert d'Aya Nakamura (près de 240 000 sur les trois concerts qui se tiendront le vendredi, samedi et dimanche), 40 000 vers La Défense Arena pour Damso, et 15 000 vers l'Accor Arena pour Bouss. Sans oublier les supporters du PSG, qui suivront depuis la capitale la finale de la Ligue des champions face à Arsenal, disputée à la Puskas Arena de Budapest.
Des villes particulièrement mobilisées
Certaines villes se distinguent par des progressions spectaculaires. Dijon enregistre la plus forte hausse avec +132 % de réservations vers Paris, devant Nice (+99 %) et Angers (+88 %). Vernon-Giverny affiche +82 %, Nantes +68 %, Bordeaux +66 %, Grenoble +60 %, Strasbourg +59 %, Poitiers +58 %, Toulon +57 %, Rennes et Valence +55 % chacune. Au total, ce sont plus de 150 000 personnes qui sont attendues dans l'agglomération parisienne pour cette seule soirée.
Une soirée sous haute sécurité
Un afflux qui n'est pas sans inquiéter les forces de l'ordre. Depuis plusieurs semaines, syndicats de police et autorités anticipent une soirée à haut risque. « Avec la sortie du Stade de France, de l'Accor Arena et de La Défense Arena, il va falloir gérer le flux de milliers de personnes », alertait il y a quelques jours Loïc Dessertenne, du syndicat Alliance.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez dit s'attendre « au même niveau de violences » qu'en 2025 et promet un « dispositif de sécurité exceptionnel ». L'an dernier, la victoire du PSG en Ligue des champions avait donné lieu à 563 interpellations à Paris, des pillages et des dégradations en série, malgré un dispositif de 5 400 policiers et gendarmes déployés dans l'agglomération.
Face à cet afflux annoncé, le maire de Paris Emmanuel Grégoire, qui avait dans un premier temps souhaité une fan-zone publique et gratuite, a finalement renoncé à ce projet le 11 mai, jugeant que « la concentration d'événements rend difficile la mobilisation des forces de sécurité ». Autant de raisons pour lesquelles ce samedi 30 mai s'annonce, pour les autorités, aussi redouté qu'il est attendu par les milliers de visiteurs qui foncent déjà vers Paris, billet de train en main.



