Alors que la reprise des entraînements approche, Nîmes Olympique navigue dans une période agitée, entre mécontentement des abonnés, arrivée d'investisseurs américains et mercato à l'arrêt. Le président Thierry Cenatiempo a tenu à clarifier la situation lors d'un point presse.
Abonnés : une erreur de communication rectifiée
La campagne d'abonnement a débuté sous les critiques. De nombreux supporters ont découvert avec surprise une augmentation des tarifs par rapport à la saison précédente. Le président a reconnu une confusion entre réabonnement et préabonnement. "Il y a eu une erreur de communication de notre part, on n'a pas su faire la différence entre les pré-engagés de juillet 2025 qui avaient eu une réduction, et les autres", a-t-il expliqué. Pour apaiser les tensions, le club va proposer une carte d'abonnement à retirer aux Antonins avant le début du championnat, avec l'ambition de la rendre "cashless" pour les achats à la buvette, sur le parvis et à la boutique Le Nîmois. Si le système est opérationnel rapidement, les anciens abonnés recevront un crédit de 15 € sur leur carte, sinon un bon d'achat.
Les tarifs restent fixés à 100 €, 150 € et 220 € selon la tribune. Le record des Antonins à battre est de 2 000 abonnés, atteint en 2025-2026. "Les tarifs seront inchangés en Ligue 3, et baisseront même peut-être si on retrouve la L2, car on aura des droits télé. Aujourd'hui, les recettes billetterie représentent 60 % de notre budget, c'est essentiel", a ajouté Thierry Cenatiempo.
Stade des Antonins : un accord trouvé avec la Ville
Le club et la municipalité ont signé un accord : Nîmes Olympique paiera 10 000 € de location par match, et la Ville entretiendra la pelouse hybride. En contrepartie, le stade ne sera plus exclusivement réservé au club ; d'autres matches de foot ou événements municipaux pourront y être organisés. "J'aimerais ne plus entendre que Nîmes Olympique coûte cher au contribuable nîmois, car on paye", a souligné le président. Par ailleurs, les deux terrains synthétiques de la Bastide seront refaits, l'un en 2027, l'autre en 2028. Le club cherche un terrain supplémentaire pour sa réserve et ses U17 nationaux.
Investisseurs américains : Kevin Denkey en tête de file
Le capital du club va être augmenté d'au moins 1 million d'euros. "Kevin Denkey sera l'apporteur principal, mais il n'est pas tout seul", a confirmé Thierry Cenatiempo. Denkey, formé à Nîmes entre 2014 et 2021, brille aujourd'hui à Cincinnati. L'objectif est de reproduire son parcours grâce à la formation. "L'idée, c'est, par la formation, de permettre à nouveau des parcours à la Denkey", a-t-il ajouté.
Mercato en pause, effectif jugé plus solide
Sur le plan sportif, Nîmes évoluera bien en National 1 (ex-N2) la saison prochaine. Bourg-en-Bresse, Quevilly, Aubagne et le FC Rouen, en sursis, ont été autorisés à jouer en Ligue 3 par la DNCG. L'exclusion de Bordeaux des compétitions nationales ne change rien pour Nîmes.
Le staff se retrouvera lundi prochain à la Bastide, avec un nouvel entraîneur des gardiens à annoncer. Les joueurs, au nombre de 24, passeront les tests médicaux jeudi 9 et vendredi 10 juillet. L'effectif sera présenté aux médias et aux partenaires jeudi 9 au soir à Nîmotel. Le mercato, qui compte six recrues à ce jour, est en pause. "Le groupe est déjà plus compétitif et solide que l'an passé", selon le président. À noter les départs de Sarr à QRM (L3), Kubota à Bourges (N1) et Sylla à Kaspiy Aktau (Kazakhstan).
Les coulisses : Mickaël Gas présent, obsèques d'Elie Ighid
Mickaël Gas, entraîneur remercié le 18 mai, se rendra malgré tout à la Bastille lundi matin pour la reprise du staff. Il a fini 2e de N2 et vient d'obtenir son diplôme pour continuer à coacher à ce niveau. Son contrat étant automatiquement prolongé d'un an en cas de maintien, le board doit gérer cette situation.
Les obsèques d'Elie Ighid, intendant historique du club décédé le 24 juin à 93 ans, auront lieu vendredi 3 juillet à 11 h au crématorium de Nîmes.



