La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.
Mistral AI, rare entreprise à fermer la porte au RN
Dans ses multiples prises de contact auprès du patronat, le Rassemblement national s’est heurté à une poignée de refus. Sur plus d’une centaine d’entreprises approchées par les représentants du parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella, seules trois, dont Mistral AI, n’ont pas donné suite. La licorne de l’intelligence artificielle et figure de proue de la French Tech bénéficie d’un fort soutien politique de l’Élysée et a noué en début d’année un partenariat avec le ministère des Armées, pour lui faire bénéficier de ses modèles d’intelligence artificielle générative.
Ce refus de Mistral AI est particulièrement notable car l'entreprise est considérée comme un fleuron de la technologie française. Son partenariat avec le ministère des Armées, annoncé en janvier dernier, vise à intégrer ses modèles d'IA dans des applications de défense, renforçant ainsi la souveraineté numérique du pays. En choisissant de ne pas répondre aux sollicitations du RN, Mistral AI envoie un signal fort sur son positionnement politique et stratégique.
Les autres entreprises ayant refusé les approches du parti d'extrême droite restent anonymes, mais ce faible nombre de refus suggère que la majorité du monde des affaires reste ouverte au dialogue avec tous les partis politiques. Cependant, pour Mistral AI, la décision semble motivée par la volonté de préserver son image et ses relations avec le gouvernement actuel.



