Élu en 2016 sur la promesse de transparence après le scandale FIFA Gate, Gianni Infantino devait incarner la rupture avec l'ère Sepp Blatter. Huit ans plus tard, le président de la FIFA a non seulement trahi ses engagements, mais a transformé l'instance en machine mercantile d'une ampleur inédite. L'enquête de 20 minutes révèle comment cet ancien « chauve sympathique » des tirages au sort est devenu un dirigeant autoritaire « qui n'a peur de rien ni personne ».
L'argent comme arme politique
Infantino a bâti son pouvoir sur une stratégie cynique : augmenter les revenus pour acheter les soutiens. Le passage à 48 équipes en Coupe du monde ne vise qu'à « faire plaisir à beaucoup plus de monde » et reverser davantage aux fédérations africaines et asiatiques. Ces dernières, devenues dépendantes, lui garantissent une réélection par acclamation dans un système « un pays, un vote ».
Contrairement à Blatter, Infantino assume publiquement ses pratiques douteuses. Il flatte tour à tour Poutine, Trump ou Mohamed Ben Salmane, remettant même un « prix FIFA de la paix » à l'ancien président américain. Cette proximité avec les dirigeants autoritaires compromet totalement la neutralité de l'institution footballistique mondiale.
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