Début avril, à deux pas des Champs-Élysées, le groupe Chery – premier exportateur automobile chinois et maison mère des marques Omoda et Jaecoo – a célébré son lancement dans l'Hexagone. L'événement, organisé à domicile, a été marqué par un défilé de robots zigzaguant en musique au milieu d'un public médusé. Le patron, Yin Tongyue, a savouré la scène, offrant une image saisissante de la nouvelle donne industrielle.
Un lancement spectaculaire au cœur de Paris
La cérémonie s'est tenue à proximité immédiate des Champs-Élysées, un lieu hautement symbolique pour un constructeur cherchant à s'imposer sur le marché européen. Le clou du spectacle fut sans conteste la parade de robots, une démonstration technologique destinée à illustrer le savoir-faire du groupe chinois. Le public, visiblement impressionné, a assisté à une mise en scène soigneusement orchestrée.
Des déclarations mesurées et une ironie subtile
Interrogé sur l'avenir de l'industrie automobile, Yin Tongyue a souri modestement avant de déclarer : « Notre objectif n'est pas de gagner, juste d'apporter notre contribution ». Chaque mot a été pesé, jusqu'à évoquer les « professeurs européens » qui l'ont inspiré. Une formule qui n'est pas sans rappeler que, quelques décennies plus tôt, l'Allemand Volkswagen et le Français Citroën étaient partis à l'assaut du marché chinois, un parallèle qui n'a pas échappé aux observateurs.
Un tournant symbolique pour l'industrie automobile
Ce lancement parisien illustre un renversement de situation : les anciens maîtres européens du secteur voient désormais arriver sur leur terrain un concurrent chinois déterminé. La roue tourne, et la leçon est d'autant plus douloureuse qu'elle est donnée à domicile. Chery, fort de son statut de premier exportateur chinois, semble vouloir écrire un nouveau chapitre de l'histoire automobile, avec des ambitions claires sur le Vieux Continent.



