Alors que le délai pour conclure les négociations exclusives arrive à échéance le 15 mai, le groupe Bouygues confirme que les discussions pour le rachat de SFR restent en cours. Les discussions sur le rachat de l’opérateur SFR par ses trois concurrents Bouygues Telecom, Orange et Iliad sont toujours en cours, a affirmé jeudi le groupe Bouygues, alors que le délai accordé pour conclure des négociations exclusives doit s’achever le 15 mai.
Des négociations complexes et détaillées
« Les négociations se poursuivent activement », a assuré Stéphane Stoll, directeur général adjoint et directeur financier de la maison mère de Bouygues Telecom, interrogé à l’occasion de la publication des résultats trimestriels de son groupe. Il s’exprimait au lendemain de la publication par le quotidien « Les Échos » d’informations évoquant le fait que le délai prévu pour boucler cette période de négociations exclusives ne serait pas tenu. « C’est une opération complexe, très longue, qui nécessite qu’on rentre dans un niveau de détails important avec des négociations qui, comme toujours dans ce type de transaction, sont évidemment des négociations où chaque partie fait durement valoir ses droits », a précisé jeudi Stéphane Stoll.
Un prix de 20,35 milliards d’euros
La filiale du groupe Bouygues est entrée mi-avril, aux côtés d’Iliad (Free) et Orange, dans ces négociations exclusives avec la maison mère de SFR, Altice France. Sollicités, les autres opérateurs impliqués n’avaient pas souhaité réagir. L’accord officialisé en avril prévoit un prix d’acquisition de SFR à 20,35 milliards d’euros et une répartition de la valeur des actifs entre les trois acheteurs, mais il ne constitue pas un accord définitif. « Comme c’est usuel dans ce type de transaction, le diable est dans les détails et donc (cela) nécessite de discuter pied à pied sur tout un ensemble de sujets qui concernent en particulier les garanties données par le vendeur », a insisté Stéphane Stoll.
Validation par les autorités de concurrence
En cas d’accord, les opérateurs devront encore faire valider si l’opération respecte les règles de la concurrence. « Les autorités de la concurrence française et de la concurrence européenne auront à décider entre elles laquelle de ces autorités instruira le dossier. C’est une discussion qui est, nous le comprenons, engagée entre ces deux administrations. Nous espérons avoir des éclairages prochainement », a par ailleurs relevé le dirigeant de Bouygues.



