Le groupe pétrolier TotalEnergies a annoncé ce mercredi 22 juillet 2026 le rétablissement du plafonnement du prix de ses carburants dans l'Hexagone, à compter du 1er août. Cette mesure, qui concerne l'essence et le gazole, fixe un prix maximum de 1,99 euro le litre dans l'ensemble des 3 400 stations-service du groupe en France. Elle intervient alors que les prix à la pompe ont grimpé de près de 15 % depuis le début de l'année, sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient.
Un contexte géopolitique tendu
Depuis l'escalade du conflit entre Israël et l'Iran en juin 2026, le baril de pétrole brut a bondi de plus de 30 %, atteignant 95 dollars le baril de Brent. Cette flambée s'est répercutée sur les prix des carburants en France, où le litre de sans-plomb 95 a dépassé les 2,10 euros dans certaines régions. Selon un communiqué de TotalEnergies, « face à cette situation exceptionnelle, le groupe a décidé de renouveler son dispositif de bouclier prix, déjà mis en œuvre en 2023 et 2024 ». Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a déclaré : « Nous assumons notre responsabilité sociale en protégeant le pouvoir d'achat des Français, tout en maintenant notre capacité d'investissement. »
Détails du plafonnement
Le plafonnement s'appliquera à tous les carburants vendus sous la marque TotalEnergies, y compris le gazole, le sans-plomb 95 et 98, ainsi que le superéthanol E85. Le prix maximum est fixé à 1,99 euro le litre, soit une baisse moyenne de 10 centimes par rapport aux prix actuels. La mesure sera en vigueur jusqu'au 31 décembre 2026, avec une clause de révision en fonction de l'évolution des cours du pétrole. TotalEnergies précise que ce dispositif représente un effort financier estimé à 200 millions d'euros pour le groupe.
Réactions politiques et économiques
Le gouvernement a salué cette initiative, qui devrait soulager les automobilistes français. La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré : « C'est une décision responsable qui va dans le sens de la protection des consommateurs. » Du côté des associations de consommateurs, l'UFC-Que Choisir a jugé la mesure « insuffisante », estimant que le plafond aurait dû être fixé à 1,80 euro. Le syndicat des stations-service indépendantes a, quant à lui, dénoncé une « distorsion de concurrence ».
Impact sur le pouvoir d'achat
Selon une étude de l'Insee, le budget carburant des ménages français a augmenté de 25 % depuis janvier 2026. Le plafonnement de TotalEnergies devrait permettre à un automobiliste moyen d'économiser environ 120 euros par an. Cependant, cette mesure ne concerne que les stations du groupe, qui représentent environ 30 % du réseau français. Les autres distributeurs, comme Shell ou BP, n'ont pas annoncé de plafonnement similaire.



