Été 2026 : l'Union patronale du Var appelle à anticiper les fortes chaleurs
Été 2026 : les entreprises du Var appelées à anticiper la chaleur

L'été 2026, marqué par des vagues de chaleur à répétition, a impacté tous les acteurs de l'économie locale dans le Var. Pierre Grech, vice-président de l'Union patronale du Var (UPV), estime qu'il faudra désormais envisager « un scénario du pire » pour faire face à des étés de plus en plus chauds. Il appelle les entreprises à anticiper ces conditions, qui risquent de devenir la norme.

Le BTP, secteur le plus touché par la canicule

L'UPV collecte et recoupe les informations de cet été caniculaire en provenance des services de l'État et de plusieurs corps de métier (BTP, industrie, santé, hôtellerie-restauration, agriculture…). Si un chiffrage consolidé est attendu pour la fin du mois, une tendance se dégage déjà. Selon Pierre Grech, « le plus impacté a été le BTP et c'est dommageable car c'est le moteur du département, devant le tourisme ».

Au niveau national, 67 % des salariés du BTP ont exprimé des difficultés à travailler sous de fortes chaleurs. L'agriculture a également été très touchée, tout comme le transport, la logistique et tous les travaux de maintenance extérieure. « Cela s'est traduit par une baisse de la réactivité, de la productivité, de la qualité de service, mais aussi une augmentation de l'absentéisme et du nombre d'arrêts maladie », précise le vice-président de l'UPV.

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Des chiffres alarmants sur la santé des Varois

Quelques chiffres varois illustrent l'ampleur du phénomène. La dernière semaine de mai, SOS médecins a signé 57 actes en lien avec la chaleur, contre 6 la semaine précédente. Même ratio d'actes du 5 au 22 juillet, qui s'est traduit par 730 passages aux urgences pour 438 hospitalisations pour les mêmes raisons.

« Il y aura un avant et un après été 2026, résume Pierre Grech. On doit être climatolucide. Ce qui était des épisodes va devenir la norme, nous obligeant à anticiper au maximum un scénario du pire avec quatre mois de fortes chaleurs. » Il préconise de prendre des mesures préventives pour que les entreprises adoptent les bons gestes, organisent les horaires et le roulement des équipes. Il faut aussi accompagner celles qui ne peuvent pas encore investir dans des climatisations, pompes à chaleur et isolants extérieurs.

Des coûts cachés pour l'économie locale

Pierre Grech met également le doigt sur les coûts cachés : installations de climatisation en urgence, horaires aménagés, recours à l'intérim… « Derrière, ce sont des marges réduites, une collecte de l'impôt sur le revenu moindre et une capacité d'investissement dégradée ». Au niveau national, le coût de l'été caniculaire 2026 est estimé entre 5 et 10 milliards d'euros.

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