Ruptures conventionnelles : indemnisation réduite adoptée
Ruptures conventionnelles : indemnisation réduite adoptée

Adoption définitive du projet de loi sur les ruptures conventionnelles

Le Parlement a adopté définitivement, ce mardi 2 juin 2026, le projet de loi réduisant la durée d'indemnisation des ruptures conventionnelles. Ce texte, porté par le gouvernement, vise à diminuer le coût des indemnités versées aux salariés quittant leur entreprise d'un commun accord.

Les principales mesures du texte

Le projet de loi prévoit de réduire la durée d'indemnisation des ruptures conventionnelles de 12 à 8 mois maximum, selon l'ancienneté du salarié. Cette mesure devrait permettre aux entreprises de réaliser des économies, mais elle suscite de vives critiques de la part des syndicats.

Le texte a été adopté avec 289 voix pour, 234 contre et 12 abstentions à l'Assemblée nationale. Au Sénat, le vote a également été favorable avec 189 voix pour, 151 contre et 8 abstentions.

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Réactions des partenaires sociaux

Les syndicats dénoncent une régression sociale. La CFDT a déclaré que cette loi allait encourager les employeurs à recourir plus facilement aux ruptures conventionnelles, au détriment des droits des salariés. De son côté, le Medef salue une mesure qui simplifie et sécurise juridiquement les procédures.

Le gouvernement justifie cette réforme par la nécessité de réduire les dépenses publiques et d'améliorer la compétitivité des entreprises. Le ministre du Travail a affirmé que cette loi permettrait de créer un équilibre entre flexibilité et sécurité pour les salariés.

Calendrier d'application

La loi entrera en vigueur le 1er septembre 2026. Les ruptures conventionnelles signées avant cette date resteront régies par l'ancienne législation. Les entreprises devront s'adapter rapidement à ce nouveau cadre réglementaire.

Cette réforme s'inscrit dans un contexte de tension sur le marché du travail, où le chômage reste élevé malgré une légère baisse récente. Le gouvernement espère que cette mesure contribuera à fluidifier le marché de l'emploi.

Les prochaines étapes

Le texte doit encore être promulgué par le président de la République avant sa publication au Journal officiel. D'ici là, des recours devant le Conseil constitutionnel sont possibles, notamment de la part de l'opposition qui dénonce une atteinte aux droits des travailleurs.

Les entreprises et les salariés sont invités à se tenir informés des évolutions réglementaires pour anticiper les changements à venir.

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