Le Code du travail prévoit plusieurs dispositifs de congés encore largement méconnus des salariés, au-delà des cinq semaines de congés payés. Certains permettent de s'absenter jusqu'à six mois, d'autres d'obtenir des jours de repos supplémentaires. Ces congés, souvent ignorés en entreprise, peuvent pourtant répondre à des situations exceptionnelles de la vie personnelle ou professionnelle.
Le congé de solidarité familiale : accompagner un proche en fin de vie
Le congé de solidarité familiale permet à un salarié d'accompagner un proche en fin de vie. Sa durée maximale est de trois mois, renouvelable une fois. Bien que ce congé ne soit pas rémunéré par l'employeur, le salarié peut, sous certaines conditions, bénéficier de l'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie (AJAP). Ce dispositif, prévu par le Code du travail, est souvent méconnu alors qu'il répond à un besoin crucial dans des moments difficiles.
Le congé de solidarité internationale : partir en mission humanitaire
Le congé de solidarité internationale autorise un salarié à partir en mission humanitaire auprès d'une association agréée. Sa durée peut aller jusqu'à six mois. Pour en bénéficier, le salarié doit généralement justifier d'un an d'ancienneté. L'employeur peut toutefois refuser ce congé si l'absence du salarié désorganise l'entreprise. Ce dispositif permet de concilier engagement humanitaire et vie professionnelle, mais reste peu utilisé faute d'information.
Le congé de fractionnement : des jours de congés supplémentaires
Le congé de fractionnement permet d'obtenir un ou deux jours de congés payés supplémentaires lorsque le congé principal est pris en partie en dehors de la période légale allant du 1er mai au 31 octobre. Ce dispositif, rappelé par Capital, est souvent ignoré des salariés, qui pourraient pourtant en bénéficier facilement. Les conditions d'attribution sont toutefois soumises à des règles précises, qu'il convient de vérifier auprès de son employeur ou de sa convention collective.
Le congé de proche aidant : accompagner un proche dépendant
Le congé de proche aidant permet de suspendre temporairement son activité professionnelle pour accompagner un proche en situation de handicap ou en perte d'autonomie. Ce congé est ouvert sans condition d'ancienneté, ce qui le rend accessible à tous les salariés. Sa durée est de trois mois, renouvelable. Sous conditions, le salarié peut bénéficier de l'allocation journalière du proche aidant (AJPA). Ce dispositif est essentiel pour soutenir les aidants, souvent confrontés à des difficultés pour concilier vie professionnelle et responsabilités familiales.
Avant de faire une demande, il est recommandé de consulter sa convention collective ou son service des ressources humaines. Certaines entreprises prévoient en effet des conditions plus favorables que le minimum fixé par le Code du travail. Selon Capital, ces congés sont rarement évoqués en entreprise, et de nombreux salariés n'en découvrent l'existence que lorsqu'ils sont directement concernés.



