Attal veut faire payer les gens du voyage comme un camping
Attal veut faire payer les gens du voyage comme un camping

Dans un entretien au Figaro publié lundi 3 juillet, Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, a annoncé vouloir s'attaquer aux installations illégales des gens du voyage, qu'il qualifie de « pur scandale ». Il propose notamment de facturer les emplacements au prix d'un camping, de créer un délit de maintien illicite et de renforcer les pouvoirs des préfets pour accélérer les évacuations. Cette déclaration intervient alors qu'il se rend mardi en Vendée sur cette thématique.

Des mesures fortes contre les installations illégales

Gabriel Attal souhaite « prévenir les installations, faire payer les occupants et prononcer des sanctions fermes et exemplaires ». Il déplore que « chaque année » des terrains de sport, des parkings et des terres agricoles soient « pris d'assaut » par des gens du voyage qui « revendiquent quasiment de bafouer le droit ». Pour lui, cela ne peut pas être « un angle mort de la politique française ».

L'ancien Premier ministre propose « une vraie révolution de notre droit », en reprenant les suggestions d'une proposition de loi déjà adoptée en février au Sénat, mais en allant « plus loin ». Il souhaite conditionner les installations à une « déclaration préalable » et un « accord des autorités concernées ». Une telle déclaration existe déjà, mais il veut la renforcer sur le modèle des manifestations, en la rendant plus précise : itinéraire, communes traversées, dates d'arrivée et de départ, nombre de véhicules, responsable du convoi, besoins en eau et en électricité, assurance.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un registre national et des sanctions renforcées

Gabriel Attal propose également « la création d'un registre national obligatoire dès vingt caravanes », qui permettrait à un convoi « qui accumule les délits » d'être refusé lors d'un prochain passage. Il veut « faire payer les occupants et non les contribuables » et promet que « les emplacements seront facturés au minimum au prix d'un camping, comme s'en acquittent tous les Français ».

En matière de sanctions, il souhaite que « les branchements sauvages soient immédiatement constatés, intégralement facturés et assortis de pénalités, avec des amendes forfaitaires et la saisie de véhicules si nécessaire », et que chaque convoi désigne « un responsable au pénal et au civil, avec un principe clair : tu dégrades, tu paies ». Il propose aussi qu'« un délit de maintien illicite » soit créé et que les pouvoirs des préfets soient « renforcés » pour accélérer les évacuations en cas d'occupations illégales, avec « une procédure d'urgence » pour une décision en 48 heures maximum en cas de recours judiciaire.

Réactions et contexte

Cette annonce fait suite à des tensions récurrentes liées aux installations de gens du voyage. Par exemple, le maire de Mèze, près de Sète, a exprimé son « ras-le-bol face au désengagement total de l'État » après une situation de blocage. Sylvie Debart, membre de la communauté des gens du voyage, rappelle que « les conditions de vie dans certaines aires d'accueil sont compliquées », soulignant la nécessité d'une approche équilibrée.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale