Mobilisation à Mende pour les surveillants, métier précaire de l'Éducation nationale
Mende : syndicats mobilisés pour les surveillants précaires

Les syndicats mobilisés pour défendre les surveillants à Mende

Ce mardi 2 juin 2026, malgré la pluie, les syndicats FO, CGT, FSU et UNSA se sont rassemblés devant la direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN) à Mende. Ils ont été reçus par le directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen) en Lozère pour défendre les assistants d'éducation (AED), un métier considéré parmi les plus précaires de l'Éducation nationale.

Un métier essentiel mais précaire

Autrefois occupé majoritairement par des étudiants, le poste d'AED attire désormais des profils plus variés. Pourtant, leur statut n'a pas évolué. Hervé Fumel, secrétaire départemental de la FSU, déplore : "Les AED sont systématiquement soumis à des contrats à temps partiel et la CDIsation reste rare. Tout cela participe à la précarisation du métier."

Les AED jouent pourtant un rôle crucial dans la sécurité et l'accompagnement des élèves, surtout dans un contexte où les jeunes sont de plus en plus déstabilisés psychologiquement. La loi de 2022 contre le harcèlement scolaire permet aux AED ayant six ans d'ancienneté de signer un CDI avec le recteur d'académie. Mais pour Hervé Fumel, "la CDIsation, c'est le moindre mal, mais c'est loin d'être la solution. Il faudrait aussi une augmentation des salaires."

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Des salaires au Smic et des postes manquants

Payés au Smic, les AED risquent de voir le métier perdre en attractivité. En Lozère, environ 120 AED exercent, dont 90 à temps plein. Mais il en faudrait dix de plus. Par exemple, au lycée Chaptal à Mende, deux postes à temps plein sont vacants. Les syndicats s'inquiètent que ce manque de personnel et de moyens se répercute sur la jeunesse.

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