Une caissière licenciée après 25 ans pour une erreur de 2,50 euros : un scandale disproportionné
Licenciée après 25 ans pour 2,50 euros : un scandale

Une caissière licenciée après 25 ans pour une erreur de 2,50 euros : un scandale disproportionné

Une caissière italienne de 55 ans, employée depuis 25 ans dans un supermarché Coop Alleanza 3.0, a été licenciée pour faute grave après une simple erreur de caisse de 2,50 euros. Cette sanction, jugée disproportionnée, a suscité l'indignation et conduit à une action en justice.

Les faits : une erreur d'inattention coûteuse

La salariée, nommée Joanna, a expliqué au média italien Corriere della Sera qu'il s'agissait d'une erreur d'inattention. Habituée à garder des en-cas à portée de main depuis son arrêt de la cigarette, elle avait placé deux barres énergétiques d'une valeur de 1,25 euro chacune près de sa caisse. Les 7 et 8 mars derniers, ces barres ont été accidentellement scannées et ajoutées à la facture de deux clients différents, alors qu'elle les avait pourtant payées de sa poche.

La direction du supermarché a estimé que cet incident avait rompu tout lien de confiance, justifiant ainsi le licenciement. Joanna réagit avec amertume : "Après 25 ans, être traitée ainsi pour 2,50 euros me semble irréel".

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La réponse syndicale et judiciaire

Le syndicat Filcams Cgil, qui défend la caissière, a dénoncé une sanction disproportionnée. Il a saisi le tribunal du Travail de Modène pour contester le licenciement, arguant que la gravité des faits ne justifie pas une telle mesure après une carrière de 25 ans.

En Italie, le Code du Travail (Statuto dei Lavoratori) autorise le licenciement pour giusta causa (faute grave) en cas de manquement au devoir de loyauté, y compris pour un vol minime. Cependant, l'article 2119 exige une proportionnalité, tenant compte de la gravité des faits, de l'ancienneté du salarié et des circonstances.

Les implications légales et sociales

Cette affaire soulève des questions cruciales sur les droits des travailleurs et l'équité des sanctions. Les éléments clés à considérer incluent :

  • La durée de l'emploi : 25 ans de service devraient peser dans l'évaluation de la sanction.
  • L'intention : l'erreur était involontaire, sans malveillance.
  • Le montant : 2,50 euros est une somme dérisoire comparée aux conséquences du licenciement.

Le tribunal devra examiner si le licenciement respecte le principe de proportionnalité exigé par la loi italienne. Cette affaire pourrait établir un précédent pour les cas similaires, mettant en lumière les limites du licenciement pour faute grave dans des contextes de petites erreurs.

En attendant, Joanna et son syndicat poursuivent leur combat pour la justice, espérant une décision qui reconnaisse l'injustice subie et rétablisse ses droits après des décennies de dévouement.

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