Alors que le taux d’emploi des 55-64 ans ne cesse d’augmenter en France, les professionnels expérimentés dénoncent une discrimination à l’embauche, une placardisation au quotidien et une invisibilisation. Selon l’enquête menée en décembre 2024 par le Défenseur des droits et l’Organisation internationale du travail, un senior sur deux a connu « des relations de travail dévalorisantes au cours des cinq dernières années ».
Le coup de gueule d’un cadre quinquagénaire
C’est l’histoire d’un coup de gueule. D’un cri de rage déversé sur LinkedIn par un cadre quinquagénaire sur la paille, exaspéré de constater qu’aucun recruteur ne daigne répondre à ses candidatures. « Je suis vieux et je vous emmerde », démarre Jean-Jacques Richard dans un long post en dénonçant le monde du travail qui invisibilise les seniors à la recherche d’un job. Sa bronca, écrite il y a trois ans, a cumulé des millions de vues, des centaines de milliers de pouces levés et des milliers de commentaires d’internautes de plus de 50 ans qui, comme lui, n’en pouvaient plus d’être mis au placard.
Une réalité persistante
Malgré une hausse du taux d’emploi des seniors, les discriminations restent fréquentes. Les témoignages affluent : refus d’embauche liés à l’âge, mise à l’écart des projets importants, absence de perspectives d’évolution. Beaucoup se sentent poussés vers la sortie avant l’âge de la retraite.
Des initiatives pour inverser la tendance
Certaines entreprises commencent à prendre conscience du problème et mettent en place des politiques de diversité incluant l’âge. Des associations et des collectifs de seniors se mobilisent pour faire évoluer les mentalités et promouvoir le maintien en emploi.



