Le gouvernement a annoncé une augmentation de 15 % du salaire des commissaires de police, une décision qui suscite une vive indignation parmi les syndicats de gardiens de la paix. Selon le ministère de l'Intérieur, cette mesure, qui entrera en vigueur le 1er septembre 2026, vise à revaloriser les cadres de la police nationale et à attirer davantage de candidats à ces postes à responsabilité. Le coût total de cette revalorisation est estimé à 120 millions d'euros par an.
Les syndicats de gardiens de la paix protestent
Les syndicats de gardiens de la paix, notamment Alliance Police Nationale et l'UNSA Police, ont immédiatement réagi, dénonçant une mesure qui creuse les inégalités au sein de la police. « C'est une claque pour les gardiens de la paix, qui sont en première ligne sur le terrain », a déclaré un porte-parole d'Alliance. « Le gouvernement ignore les revendications salariales des agents de terrain depuis des années, et voilà qu'il offre une augmentation substantielle aux commissaires. C'est injuste et incompréhensible. »
Un contexte de tensions sociales
Cette annonce intervient dans un climat social tendu au sein de la police. Les gardiens de la paix réclament depuis plusieurs mois une revalorisation de leur propre salaire, estimant que leurs conditions de travail se sont dégradées. Selon un sondage interne réalisé par le syndicat UNSA Police, 78 % des gardiens de la paix estiment que leur rémunération est insuffisante au regard des risques qu'ils encourent. Le gouvernement avait promis en début d'année une revalorisation de 5 % pour l'ensemble des forces de l'ordre, mais cette mesure n'a pas encore été mise en œuvre.
La réponse du gouvernement
Le ministère de l'Intérieur a justifié cette décision en soulignant la nécessité de renforcer l'attractivité du corps des commissaires, qui connaît une pénurie de candidats. « Les commissaires sont des cadres dirigeants qui portent des responsabilités importantes. Leur rémunération doit être à la hauteur de leurs missions », a déclaré un porte-parole du ministère. Le gouvernement a également indiqué que d'autres mesures pour les gardiens de la paix étaient en cours d'étude, sans donner de calendrier précis.
Des manifestations annoncées
En réaction, plusieurs syndicats ont appelé à des rassemblements devant les préfectures dans les prochains jours. Une grève des gardiens de la paix est également envisagée pour le mois de juillet. « Nous ne laisserons pas passer cette injustice. Si le gouvernement n'entend pas nos revendications, nous sommes prêts à bloquer les commissariats », a menacé un responsable syndical.
Cette polémique intervient alors que le gouvernement prépare son projet de loi de finances pour 2027, qui devrait inclure des mesures d'économies budgétaires. Certains observateurs estiment que cette revalorisation des commissaires pourrait être compensée par des coupes dans d'autres postes de dépenses de la police.



