Bodybuilding : Samuel Hartman décroche sa Gold card et rêve de Mister Olympia
Gold card pour Samuel Hartman, cap vers Mister Olympia

Samuel Hartman, un bodybuilder de Limoges (Haute-Vienne), vient de franchir une étape majeure dans sa carrière. Dimanche 3 mai, il a décroché une Gold card lors d'une compétition à Alicante, en Espagne, qui lui ouvre les portes du circuit professionnel. Son objectif ultime : participer un jour à Mister Olympia, le plus prestigieux concours de culturisme au monde, qui a sacré Arnold Schwarzenegger à sept reprises dans les années 1970.

Un parcours exemplaire

Samuel Hartman est déjà le premier Français à avoir remporté le Championnat du monde amateurs WNBF (World Natural Bodybuilding Federation) en 2024. Désormais, il lui reste à gagner deux shows chez les pros pour pouvoir postuler à Mister Olympia. « Arnold est une référence pour beaucoup de bodybuilders », confie-t-il. Dans la salle Iron Gym où il s'entraîne quasi quotidiennement, une affiche de Schwarzenegger bandant ses muscles rappelle l'inspiration du champion.

Une discipline de fer

Avec son 1m78 et ses 93 kilos tout en muscles, Samuel Hartman ne passe pas inaperçu dans les rues de Limoges. Passionné de sport depuis l'enfance, il s'est lancé dans la musculation en 2018, suivant les traces de son père, ancien bodybuilder. « Je suis monté sur scène pour me mesurer aux autres. J'ai tout de suite accroché. Je suis tombé amoureux de la discipline », raconte-t-il. Son entraînement suit une rigueur quasi monastique : « Je m'entraîne un jour sur deux. Je suis partisan de l'intensité plus que de la durée. Le repos est primordial à la création du tissu musculaire. L'alimentation doit être très surveillée, tout comme le sommeil. »

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Casser les préjugés

Sur les réseaux sociaux, Samuel Hartman veut briser les stéréotypes associés au bodybuilding. « L'image du gars un peu con qui bande les muscles en se regardant dans le miroir nous colle à la peau. Je veux montrer que nous ne participons pas à des concours de viande, qu'il ne s'agit pas uniquement de sculpter un corps. Il y a une philosophie de vie derrière cette discipline », explique-t-il. Depuis sa victoire à Alicante, son compte Instagram a explosé, atteignant 220 000 followers. « Les gens me reconnaissent et j'ai toujours un mot gentil pour les fans. Petit, j'ai eu des étoiles dans les yeux. S'ils en ont à leur tour, je me dois d'être proche et respectueux. »

L'usage assumé des dopants

Sur ses réseaux, aucun tabou : il aborde les troubles du comportement alimentaire chez certains pratiquants et assume l'utilisation de produits dopants. « Je les considère comme un outil professionnel. Après mon titre de champion du monde, j'ai eu recours aux produits pour aller plus haut, casser la barrière et les limites que m'imposait mon corps afin de passer pro. Mais il faut faire très attention et bien savoir les utiliser. »

Cap sur Mister Olympia

En septembre, Samuel Hartman se rendra à Las Vegas pour assister à Mister Olympia en tant que spectateur, avant, il l'espère, d'y concourir un jour. Il sait que le chemin est long : depuis les années 1960, une quinzaine de Français ont participé à Mister Olympia, mais aucun n'a remporté ce titre prestigieux. « Le plus dur reste à venir », confie-t-il, déterminé à poursuivre son rêve.

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