Les arnaques ne cessent de se diversifier. Après les SMS frauduleux, les appels téléphoniques piégés ou les faux liens dans les courriels, une nouvelle forme d'escroquerie gagne du terrain : la fraude à l'emploi. Le principe est simple : des annonces d'embauche alléchantes sont diffusées sur des plateformes réputées fiables, mais cachent en réalité une tentative de vol d'argent ou de données personnelles.
Des victimes partout en France
En Guyane, Maud, consultante en recrutement, a failli tomber dans le piège. Après avoir postulé à une offre, ses interlocuteurs lui ont annoncé qu'elle était retenue « sans entretien, sans échange approfondi. C'était rapide, presque trop simple », témoigne-t-elle au micro de Guyane La Première. On lui a parlé d'un chèque envoyé à son domicile, avec une preuve de suivi, et on lui a demandé de confirmer sa réception. « Là, j'ai compris que quelque chose n'était pas normal », ajoute-t-elle. Elle a alors décidé de ne pas donner suite.
Dans les Ardennes, Rosine n'a pas eu cette chance. Elle a été dupée par des individus se faisant passer pour des employés d'une véritable entreprise d'assurance santé. La supercherie a été d'autant plus amère qu'elle avait trouvé l'offre sur une plateforme de recherche d'emploi bien connue. Au total, elle a perdu 660 euros : 330 euros de caution pour du matériel de travail, puis une seconde somme identique sous prétexte d'une erreur de virement. Rosine a fini par confronter son arnaqueur, qui n'a pas nié. L'Ardennais ne précise pas si sa plainte a abouti.
Des méthodes bien rodées
Ces escroqueries jouent souvent sur l'urgence. Les candidats, ravis d'avoir une offre, sont pressés par leurs interlocuteurs et communiquent leurs données sans réfléchir. Comme l'explique France Travail, « l'objectif des arnaqueurs est de soutirer de l'argent aux candidats, ou de leur dérober des informations personnelles sensibles (données bancaires, numéro de sécurité sociale, etc.) pour en faire un usage frauduleux ». Rosine confie que son escroc « s'est même vanté d'avoir essayé de faire des crédits avec mes papiers d'identité ».
Comment se protéger ?
La vigilance est de mise. Si une offre semble trop belle (horaires flexibles, salaire élevé), méfiez-vous. France Travail recommande de ne jamais transmettre d'informations personnelles (RIB, numéro de sécurité sociale, copie de pièce d'identité) à un recruteur avant de l'avoir rencontré, et de ne verser ou accepter de l'argent sans contrat signé. En cas de doute, il est préférable de ne pas donner suite.
Si le piège s'est refermé, il faut déposer plainte, alerter sa banque et surveiller les mouvements sur son compte, surtout si des données bancaires ont été communiquées.



