La Mission locale jeunes Alès-Cévennes (MLJ) a vu ses effectifs atteindre un niveau record cette année avec plus de 4 000 jeunes suivis. Face à un marché du travail en pleine mutation, la structure a adapté ses dispositifs pour répondre aux nouvelles attentes des 16-26 ans.
Un accompagnement renforcé dans les Cévennes
Installée près de la gare SNCF et des lignes d'autocar, la MLJ rayonne sur l'ensemble du territoire grâce à ses antennes de Saint-Ambroix et de La Grand-Combe, ainsi qu'à des permanences organisées dans plusieurs communes cévenoles. La structure, qui accueille chaque année davantage de jeunes en quête d'insertion, a enregistré une hausse continue de ses effectifs depuis deux ans.
Dès le premier rendez-vous, un diagnostic individuel est réalisé pour identifier les besoins de chaque jeune. Un accompagnement personnalisé est ensuite proposé, avec un suivi régulier tout au long du parcours.
Un rapport au travail bouleversé depuis la crise sanitaire
Depuis le Covid-19, les difficultés des jeunes se sont diversifiées : isolement, problèmes de santé mentale, précarité sociale. Dans ce contexte, leur vision de l'emploi a également évolué. Le CDI attire moins, au profit de contrats courts, de l'intérim ou de l'apprentissage.
« Le CDI ne fait plus rêver », constate Cyril Laurent, président de la MLJ d'Alès-Cévennes. « Les jeunes vont de plus en plus vers des contrats courts, l'intérim et l'apprentissage. Cette situation nous a amenés à renforcer nos partenariats avec Purple Campus Alès et l'Éducation nationale. » Ces collaborations visent à offrir des solutions concrètes pour une insertion rapide et durable.
Le CEJ, une allocation jusqu'à 500 euros par mois
Parmi les dispositifs clés, le Contrat d'engagement jeune (CEJ) propose un parcours intensif vers l'emploi. Ce programme est assorti d'une allocation pouvant atteindre 500 euros par mois, selon la situation du bénéficiaire. L'objectif est de lever les freins financiers pour permettre aux jeunes de se concentrer sur leur projet professionnel.
La MLJ mise également sur la mobilité avec « L'auto-école solidaire », qui permet d'obtenir le permis de conduire à moindre coût. Une nouveauté a récemment été ajoutée : la possibilité de passer le permis sur boîte automatique, répondant ainsi à une demande croissante.
Le permis, condition d'autonomie et d'embauche
Cette évolution est jugée essentielle par le président de la Mission locale. « L'obtention du permis de conduire est une compétence de plus en plus demandée par les recruteurs et c'est aussi un moyen pour gagner en autonomie », souligne Cyril Laurent. Dans un territoire rural et semi-rural comme celui des Cévennes, la mobilité constitue un levier majeur d'accès à l'emploi.
Enfin, le Fonds d'aide aux jeunes (FAJ) permet de verser des aides financières ponctuelles à ceux qui font face à des dépenses coûteuses et urgentes. Ce dispositif vient compléter un accompagnement global qui prend en compte aussi bien la santé, le logement que les difficultés administratives.
Avec ces outils, la Mission locale jeunes Alès-Cévennes poursuit sa mission d'insertion, en s'adaptant aux réalités d'une génération qui privilégie la flexibilité et la rapidité d'accès à l'emploi.



