Budget 2026 : les mères seules, grandes perdantes du niveau de vie
Budget 2026 : les mères seules perdantes du niveau de vie

Alors que le projet de budget 2026 suscite de vifs débats, une nouvelle étude jette une lumière crue sur ses conséquences sociales. Selon une analyse de l'Observatoire des inégalités, les mères seules sont les plus touchées par la dégradation de leur niveau de vie. Cette catégorie, déjà fragile économiquement, subit de plein fouet les mesures d'austérité et les réformes fiscales prévues.

Un impact disproportionné sur les familles monoparentales

L'étude, publiée ce mardi, compare l'évolution du niveau de vie de différents groupes sociaux. Les résultats sont sans appel : les mères isolées enregistrent une baisse de 3,5 % de leur revenu disponible, contre 1,2 % en moyenne pour l'ensemble de la population. Les couples avec enfants ne perdent que 0,8 %. Cette différence s'explique par plusieurs facteurs.

Premièrement, les mères seules dépendent davantage des prestations sociales, comme les allocations familiales et les aides au logement, qui sont gelées ou réduites dans le budget. Deuxièmement, elles sont plus nombreuses à occuper des emplois précaires ou à temps partiel, ce qui les rend plus vulnérables à la hausse des cotisations sociales. Enfin, la réforme de l'impôt sur le revenu, qui augmente le quotient familial pour les couples, ne profite pas aux familles monoparentales.

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Des conséquences sur la santé et l'éducation

Au-delà des chiffres, ce sont des vies qui sont impactées. Les associations d'aide aux familles dénoncent un « choix politique » qui aggrave les inégalités. « Les mères seules sont déjà en première ligne face à la précarité. Ce budget va les enfoncer davantage », s'indigne Marie Dupont, porte-parole de l'Union des familles. Les effets se font sentir sur la santé mentale, l'alimentation et l'éducation des enfants.

L'étude souligne que 40 % des mères isolées déclarent avoir réduit leurs dépenses de santé, contre 15 % des couples. De plus, le taux de pauvreté des familles monoparentales atteint déjà 35 %, et pourrait grimper à 40 % si les mesures du budget 2026 sont adoptées sans modification.

Des pistes pour corriger le tir

Face à ces constats, plusieurs économistes proposent des ajustements. Ils suggèrent de revaloriser les allocations familiales pour les familles monoparentales, d'augmenter le plafond du RSA, ou encore d'instaurer un crédit d'impôt spécifique pour les mères isolées. « Il est encore temps d'inverser la tendance », estime le rapport. La ministre des Solidarités, interrogée, assure que le gouvernement est « attentif à ces situations » et promet des « mesures correctives » dans le cadre du débat parlementaire.

Le sort des mères seules est devenu un symbole des arbitrages budgétaires. Alors que la France s'engage dans une réduction des dépenses publiques, la question de la justice sociale reste au cœur des préoccupations. Les associations appellent à une mobilisation citoyenne pour que le budget ne se fasse pas sur le dos des plus vulnérables.

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