Le gouvernement a enfin validé une hausse des salaires et des indemnités kilométriques pour les aides à domicile du secteur associatif, une mesure très attendue par les professionnels du secteur. Cette décision, annoncée le 29 mai 2025, vise à revaloriser des métiers essentiels mais souvent précaires.
Une revalorisation bienvenue
Les aides à domicile, qui accompagnent les personnes âgées, handicapées ou dépendantes, bénéficieront d'une augmentation de leur salaire horaire brut, qui passera de 10,25 euros à 11,50 euros, soit une hausse de 12,2 %. Les indemnités kilométriques, qui couvrent les frais de déplacement, seront également revalorisées de 0,35 euro à 0,45 euro par kilomètre.
Cette mesure concerne environ 200 000 salariés du secteur associatif, qui représentent une part importante des services d'aide à domicile en France. Les associations, qui emploient ces travailleurs, se félicitent de cette avancée, mais soulignent que des efforts restent à faire pour améliorer les conditions de travail.
Un combat de longue date
Les syndicats et les associations du secteur se battent depuis des années pour obtenir une revalorisation des salaires et des indemnités. Ils dénonçaient des rémunérations trop faibles, ne permettant pas de vivre dignement, et des conditions de travail difficiles, avec des temps de déplacement non rémunérés et une précarité importante.
Cette décision gouvernementale intervient après plusieurs mois de négociations et de mobilisations. Les organisations syndicales, bien que satisfaites, appellent à poursuivre les discussions pour garantir une revalorisation pérenne et une meilleure reconnaissance de ces métiers.
Un impact sur le pouvoir d'achat
Pour les aides à domicile, cette hausse représente un gain significatif. Une aide à domicile travaillant à temps plein (35 heures par semaine) verra son salaire mensuel brut passer d'environ 1 550 euros à 1 740 euros, soit une augmentation de près de 200 euros. Les indemnités kilométriques, quant à elles, permettront de mieux couvrir les frais de déplacement, souvent élevés pour ces professionnels qui se déplacent quotidiennement chez les bénéficiaires.
Cette mesure s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour revaloriser les métiers du soin et de l'accompagnement, mis en lumière par la crise sanitaire. Toutefois, les associations rappellent que le financement de ces hausses doit être assuré par l'État et les collectivités territoriales, pour éviter de fragiliser les structures.
Des défis à relever
Au-delà de la question salariale, le secteur de l'aide à domicile fait face à de nombreux défis : recrutement difficile, conditions de travail pénibles, manque de reconnaissance sociale. Les associations espèrent que cette revalorisation contribuera à attirer de nouveaux talents et à fidéliser les salariés en poste.
Le gouvernement, de son côté, s'engage à poursuivre le dialogue avec les partenaires sociaux pour améliorer l'attractivité du secteur. Des mesures complémentaires, comme la prise en charge des frais de transport ou l'amélioration des conditions de travail, pourraient être discutées dans les prochains mois.
En attendant, les aides à domicile du secteur associatif peuvent souffler : leur combat pour une meilleure reconnaissance a porté ses fruits, même si le chemin est encore long pour une revalorisation complète de leur métier.



