Astuces pour visiter Cannes avec un petit budget
Visiter Cannes sans se ruiner : astuces de touristes

Sur les mois de juin, juillet et août 2025, l'office de tourisme cannois a enregistré 145 000 visiteurs. Si Cannes rime avec palaces, belles villas et yachts de luxe, la réalité de nombreux vacanciers est bien différente. Avec ses prix onéreux, la commune azuréenne met les portefeuilles à rude épreuve. Pour continuer à profiter du soleil et du décor, chacun sa stratégie. Rencontre avec ces touristes qui souhaitent profiter de la cité sans se ruiner.

Les plages publiques, une alternative économique

Sur la plage publique de la Bocca, Marc, un Parisien qui a grandi à Antibes, vient souvent en vacances à Cannes avec son fils et sa compagne. « Comme je n’ai pas le budget, on vit chez ma mère à la Gaude », explique le jeune papa. Pour profiter de la mer sans payer trop cher, Marc ne jure que par les plages publiques : « Les plages privées, c’est devenu hors de prix. Quand j’allais en plage privée il y a quelques années, c’était 15 ou 20 euros le matelas, maintenant c’est au moins 35 euros », explique-t-il. Si le manager dans une compagnie d’assurance décrit son niveau de vie comme « très correct », les prix cannois l’obligent tout de même à surveiller ses dépenses de près. « Quand on vient plusieurs semaines ici, il vaut mieux prévoir large. On essaie de limiter au maximum les dépenses… On fait les courses au supermarché et on se fait à manger à la maison. On ne peut pas se permettre de faire trop de restos… Peut-être un ou deux par semaine maximum. Et le midi, on s’autorise à prendre un petit pan bagnat dans les kiosques de plages. »

Logement et alimentation : les astuces pour économiser

Plus loin sur la côte, sur la plage du Midi, Matteo, un touriste italien, a fait trois heures et demie de voiture pour venir de Turin. Ses parents ont un appartement à Cannes, sans quoi ses séjours sur la Côte d’Azur seraient nettement plus rares. Pour économiser un peu, même technique que Marc : éviter les transats des plages privées et cuisiner maison. Le président de l’antenne cannoise de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, Alain Lahouti, réplique : « Il suffit juste que les personnes s’informent. Sur les 500 restaurants de Cannes, franchement, il y en a pour tous les budgets. Vous avez notamment tous les établissements qui sont en face de la gare ou ceux des rues perpendiculaires à la rue Hoche. »

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« On a décidé de ne rien acheter ici »

S’apprêtant à se prendre en photo sur les marches du Palais des festivals, Camila et Damian, eux, viennent de Pologne pour faire le tour de la région en car touristique. Pour leur stop cannois de moins de 24 heures, leur guide touristique les a prévenus que les prix seraient « très élevés ». « On a décidé de ne rien acheter ici… Sauf une glace peut être », soupire Camila. Allongées sur le sable de la plage publique de la Croisette, Lisa et Nolwenn, Parisiennes de 17 ans, résident à Fréjus pour éviter les prix d’un logement dans la cité des festivals. Si elles sont venues à Cannes, c’est pour profiter de la plage et voir les feux d’artifice du 14 juillet. En revanche, pour s’alimenter, le menu est vite vu : « McDo, des sandwichs de boulangerie et des paninis des kiosques de plages… On évite les restos quoi. »

L'office de tourisme défend une ville accessible

Pourtant, selon l’office de tourisme local, « Cannes n’est pas réservée au luxe. La ville offre une multitude d’expériences gratuites ou accessibles, qui permettent de découvrir son patrimoine, sa nature, sa culture et son art de vivre, sans nécessairement disposer d’un budget important. »

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