Vente du court de tennis d'Èze : le maire inflexible face à l'opposition
Vente tennis Èze : le maire ne cède pas

La décision est irrévocable : le maire d'Èze, Stéphane Cherki, a exclu tout retour en arrière concernant la vente du terrain de tennis du bord de mer. Lors du dernier conseil municipal, il a réaffirmé sa position face à une opposition qui ne faiblit pas. La cession doit rapporter 7,5 millions d'euros à la commune, somme destinée à financer les travaux de la nouvelle école du quartier, inaugurée l'an dernier pour remplacer l'ancien établissement non conforme aux normes de sécurité.

Une vente nécessaire pour équilibrer le budget

« Nous ne changerons pas d'avis », a déclaré Stéphane Cherki, répondant aux habitants mobilisés. « Vous pouvez faire signer mille personnes, nous ne changerons pas d'avis. On a besoin de l'argent de la vente pour financer les travaux de l'école. (...) Je ne compte pas augmenter les impôts, et même peut-être les baisser une nouvelle fois. » Le projet initial, dès 2021, prévoyait la revente des terrains de l'ancienne école pour équilibrer le budget de la nouvelle construction. Le coût de cette dernière s'élève à 6,5 millions d'euros.

Une pétition et une mobilisation persistante

Une pétition réunissant plus d'une centaine de signatures a été initiée par des riverains. Ces derniers s'étaient déjà mobilisés dès le lancement du projet en 2021, puis lors d'un conseil municipal délocalisé l'an dernier. Ils rappellent que ce court de tennis est le seul équipement sportif du quartier et un lieu créateur de lien social. Malgré cette opposition, le maire se montre ferme et assume sa position.

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Un maintien temporaire de l'activité tennis

Interpellé lors de la séance du conseil municipal, Stéphane Cherki a assuré assumer sa décision tout en lançant une pique : « Je sais qu'il y a des enfants qui profitent de ce lieu, je sais qu'il y a des gens qui se servent de ce court pour faire de la pub pour leurs logements sur les plateformes de logements saisonniers (...) Tant qu'il n'y a pas de vente, j'autoriserai la poursuite de l'activité tennis alors que je devrais l'arrêter. Je prends mes responsabilités. »

Le maire a également précisé que la vente globale du site n'était pas réalisable « sans le terrain de tennis ». La municipalité a acquis un terrain à proximité de la gare pour y installer une nouvelle activité, mais il ne sera pas possible d'y aménager un court de tennis en remplacement. Ainsi, le seul équipement sportif du quartier disparaîtra définitivement.

Avant que le maire ne donne la parole au public et n'évoque ce dossier épineux, l'ordre du jour du conseil municipal avait été expédié en 45 minutes, l'ensemble des 23 délibérations ayant été voté à l'unanimité.

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