Vaux-sur-Mer conteste la fermeture de classe jugée brutale
Vaux-sur-Mer conteste la fermeture de classe

Le maire de Vaux-sur-Mer et son adjointe à l'enfance contestent la décision de l'Éducation nationale, dénonçant des projections d'effectifs incertaines qui ne tiendraient pas compte des nouveaux lotissements et des naissances enregistrées sur la commune.

Une annonce qui a fait grand bruit

L'annonce avait fait grand bruit quand, le 16 mars dernier, la Direction académique des services de l'Éducation nationale en Charente-Maritime (Dasen 17) avait dévoilé les fermetures de classe dans le premier degré du Pays royannais. Vaux-sur-Mer était concernée, tout comme Chaillevette, L'Éguille, Royan et Saint-Palais-sur-Mer.

Si les parents d'élèves vauxois se sont mobilisés le 24 avril dernier pour dire non à la fermeture de classe du groupe scolaire Sarthiaux-Garnier, en mettant en avant ce « lieu d'apprentissage reconnu, accueillant, à taille humaine où les enfants évoluent dans un cadre de qualité propice à leur réussite, porté par une équipe pédagogique investie et compétente », Patrice Libelli, maire de la commune, et Jocelyne Olagnier, adjointe à l'enfance et à la jeunesse, indiquent partager leur crainte et contester cette décision « brutale qui n'est pas entendable ».

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Des projections incertaines

Tout d'abord, « parce que cette fermeture annoncée est fondée sur des projections incertaines. Elles ne prennent pas en compte le développement récent de nouveaux lotissements qui a favorisé l'arrivée de jeunes ménages sur notre commune. Plus de 200 logements ont été construits sur ces trois dernières années. À cela, il faut ajouter les 53 naissances que nous avons comptabilisées sur cette même période… Pour nous, l'école ne peut pas être une variable d'ajustement ponctuelle », tempêtent les élus.

Dénonçant des effets immédiats et durables sur l'organisation pédagogique et la qualité de l'enseignement, comme une augmentation des effectifs par classe ayant pour incidence la limitation du suivi individualisé des élèves, mais aussi l'altération des conditions de travail des enseignants et des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), Patrice Libelli et Jocelyne Olagnier expriment donc « leur plus vive opposition à ce projet de fermeture » et « appelle[nt] les services de l'Éducation nationale à reconsidérer cette décision et à prendre en compte l'ensemble des éléments objectifs et contextuels ».

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