Vulli, l'entreprise française qui fabrique le célèbre jouet Sophie la girafe, a reconnu ce lundi 4 mai 2026 produire une partie de ses célèbres girafes en Chine. Cette information, révélée dimanche par Mediapart, a été confirmée par le dirigeant d'Alain Thirion à l'AFP. Il assure toutefois qu'il s'agit d'une situation temporaire.
Une production partiellement délocalisée
Alain Thirion a expliqué que Vulli fait fabriquer ses girafes « nues » en Chine, mais que toutes les étapes de finition et surtout les contrôles de qualité sont effectués un par un en France. « Cela n'a jamais été un mystère pour personne, si on nous demandait, on le disait », a-t-il ajouté, précisant que Sophie la girafe est produite en partie en Chine depuis une trentaine d'années.
Des retards dans l'usine de Saint-Nabord
Depuis quelques années, des retards dans la finalisation de l'usine de Saint-Nabord ont contraint l'entreprise à recourir à des sous-traitants chinois pour la totalité de certaines girafes. L'objectif reste une production 100 % française une fois que les nouveaux processus de fabrication, utilisant l'injection de caoutchouc naturel moins polluante, seront opérationnels.
Enquête de la DGCCRF
La Répression des Fraudes (DGCCRF) a ouvert une enquête sur ces pratiques. Interrogée par l'AFP, l'administration n'a pas souhaité commenter une procédure en cours. Mediapart, de son côté, affirme que la sous-traitance en Asie existe au moins depuis 2013, bien avant le projet de l'usine de Saint-Nabord, et que les jouets arrivent par conteneurs entiers avant d'être conditionnés en France dans des boîtes valorisant l'origine française.
Alléguer une fausse origine française peut caractériser une pratique commerciale trompeuse, passible d'une sanction pénale pouvant atteindre 10 % du chiffre d'affaires. Vulli indique être en discussion avec la DGCCRF sur la définition du made in France.



