Une campagne publicitaire de la marque Reflets de France, filiale de Carrefour, affichée principalement dans le métro parisien, suscite la colère des Alsaciens. L'annonce montre une photo de tarte flambée, spécialité alsacienne, rebaptisée « La pizza de Strasbourg », comme le rapportent Les Dernières Nouvelles d'Alsace.
Une vague d'indignation sur les réseaux sociaux
Relayée massivement sur Instagram, la campagne a déclenché un tollé. Une influenceuse strasbourgeoise, présente à Paris le 1er juillet, a publié un post dénonçant : « Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Ce n'est pas une pizza, c'est une tarte flambée ! Ça ne va pas ou quoi ?! » Sa publication a rapidement suscité une avalanche de commentaires d'Alsaciens outrés par ce qu'ils considèrent comme une trahison de leur patrimoine culinaire.
Un internaute a ironisé : « Ils ont réussi à insulter simultanément les Alsaciens et les Italiens, c'est fort ! » D'autres appellent au boycott de la marque. Cependant, certains y voient une stratégie délibérée. « Il me semble qu'il s'agit d'une BLAGUE, technique publicitaire assez répandue depuis environ 150 ans », a commenté une autre internaute.
Un coup marketing payant
La polémique, loin d'être une maladresse, semble être un coup marketing calculé. En effet, la marque Reflets de France fête ses 30 ans cette année et a choisi de mélanger recettes internationales et plats traditionnels français. Ainsi, le palet breton est devenu le « cookie de Quimper » et la brioche vendéenne, un « french toast des Sables-d'Olonne ».
L'objectif est clair : choquer le consommateur pour le faire réagir. Comme le rappellent les spécialistes en communication, même une mauvaise publicité fait parler de l'entreprise. Et le pari est réussi : les internautes relaient massivement la campagne, offrant une publicité gratuite à Carrefour. Selon une source proche de la marque, cette stratégie de « shockvertising » vise à créer du buzz autour du 30e anniversaire de Reflets de France.



