Un touriste allemand a obtenu 1 000 euros d'indemnisation après avoir été privé de transats de manière répétée lors de ses vacances dans un hôtel grec, faute de places disponibles. L'homme, en vacances sur l'île de Kos avec sa femme et ses deux enfants en 2024, a raconté qu'il se levait chaque matin à l'aube pour chercher des transats pendant au moins vingt minutes, sans succès. Faute de solution, lui et sa famille étaient contraints de s'allonger sur le béton, selon The Guardian.
Un remboursement partiel déjà accordé
Irrité par cette situation, le touriste, qui avait payé plus de 7 000 euros pour ses vacances, avait déjà obtenu un remboursement partiel de l'hôtel après avoir exprimé son mécontentement. Cependant, le tribunal de district de Hanovre a estimé que la famille méritait une compensation plus élevée. En avril 2026, le tribunal a condamné l'organisateur du voyage à verser 986,70 euros à la famille, jugeant que l'hôtel n'avait pas respecté les règles concernant la « réservation abusive des transats ».
Responsabilité de l'organisateur de voyages
Le touriste a déclaré que ni l'hôtel ni l'organisateur n'avaient pris de mesures pour garantir le respect des règles malgré ses demandes répétées. Le tribunal a estimé que, même si les vacanciers doivent accepter de ne pas toujours avoir un transat, il incombe à l'organisateur de voyages, en lien direct avec l'hôtel, de mettre en place un système garantissant un nombre suffisant de transats par rapport au nombre de clients. Le site d'information juridique Legal Tribune Online explique que la rigueur des lois allemandes sur les voyages à forfait engage la responsabilité du tour-opérateur, l'hôtel étant considéré comme un prestataire agissant pour son compte.
Cette affaire met en lumière les obligations des organisateurs de voyages et les droits des consommateurs en matière de prestations hôtelières. Elle rappelle également l'importance de la régulation dans le secteur touristique, surtout dans des destinations très prisées comme la Grèce.



