Le dispositif « Portable en pause », lancé par le département de la Haute-Savoie pour encadrer l'usage des téléphones dans les établissements scolaires, est déjà contourné par des élèves. Moins d'une semaine après la rentrée, des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent comment ouvrir les pochettes de verrouillage sans les endommager.
Un dispositif coûteux et déjà détourné
Le département a déployé 50 000 pochettes « anti ondes » dans les établissements publics et privés, accompagnées de 600 bases de déverrouillage. L'objectif est simple : les élèves insèrent leur téléphone dans une pochette fermée par un aimant et la récupèrent après les cours. Selon Le Parisien, cette opération représente un investissement de 750 000 euros pour la collectivité.
Dès mardi, des tutoriels circulent sur les réseaux sociaux. Une vidéo publiée sur TikTok, qui cumule plus de 135 000 likes, explique comment ouvrir la pochette « sans la casser ». Les commentaires sous ces publications saluent la « simplicité » de la manipulation, tandis que d'autres internautes pointent « le coût » de l'opération pour le département, jugé disproportionné face à ce résultat.
Une initiative inspirée d'une loi déjà existante
Le dispositif s'inscrit dans un cadre légal plus large. Comme le rappelle Le Parisien, l'usage du téléphone portable est interdit dans les collèges depuis la loi de 2018. Cette interdiction a été étendue aux lycées depuis cette rentrée. Le département de la Haute-Savoie a donc choisi d'aller plus loin en fournissant ces pochettes, afin de « encadrer l'usage des téléphones portables pendant le temps scolaire », comme le précise une publication Instagram du département, repérée par Le Parisien.
Malgré ces précautions, les élèves ont rapidement trouvé des parades. Les tutoriels, largement partagés, remettent en cause l'efficacité du dispositif. Le département devra peut-être revoir sa copie pour garantir le respect de la consigne, alors que les établissements viennent tout juste de reprendre le chemin des classes.



