Les charcutiers et traiteurs français ont signé un engagement volontaire pour réduire la teneur en sel et en acides gras saturés dans certains de leurs produits d'ici 2028. Cette initiative, annoncée le 9 juin 2026, s'inscrit dans le cadre du Programme national nutrition santé (PNNS) et vise à améliorer la qualité nutritionnelle des aliments transformés.
Des objectifs chiffrés
Les professionnels se sont fixé des objectifs précis : une réduction de 10% du sel dans les produits phares comme le jambon cuit, le pâté, le saucisson sec ou encore les rillettes. Pour les acides gras saturés, la baisse visée est de 5% dans les mêmes catégories. Ces objectifs concernent les marques nationales mais aussi les produits de marques distributeurs et l'artisanat.
Un engagement collectif
Cette démarche est portée par la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs et transformateurs de viandes (FICT) et la Confédération nationale des charcutiers traiteurs. Au total, plus de 200 entreprises, représentant 80% du marché, se sont engagées. Les professionnels soulignent que ces réductions se feront progressivement pour ne pas altérer le goût et la texture des produits.
Un enjeu de santé publique
L'excès de sel et d'acides gras saturés est associé à des risques cardiovasculaires et d'obésité. Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses), la consommation moyenne de sel en France dépasse de 50% les recommandations. Cette initiative pourrait donc avoir un impact significatif sur la santé publique.
Un suivi transparent
Les résultats de cet engagement seront évalués chaque année par un comité indépendant. Les données seront rendues publiques pour garantir la transparence. En cas de non-respect des objectifs, les professionnels s'exposent à des sanctions symboliques, mais aucun mécanisme coercitif n'est prévu.
Cette annonce intervient alors que les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la composition des aliments. Selon une étude récente, 70% des Français déclarent vérifier les étiquettes nutritionnelles. Les professionnels espèrent ainsi répondre à cette demande tout en préservant la tradition culinaire française.



