Pour la quatrième année consécutive, l’école d’Arpaillargues et les parents d’élèves se sont mobilisés autour du Défi sans écrans, une initiative destinée à sensibiliser les enfants et leurs familles aux effets de l’hyperconnexion sur la santé, le développement et l’équilibre de vie. À l’heure où smartphones, tablettes et consoles de jeux occupent une place grandissante dans le quotidien des plus jeunes, l’objectif est d’encourager une utilisation plus raisonnée des écrans et de redonner du temps à d’autres formes de loisirs.
Une mobilisation croissante
Coordonnée par l’association À l’Asso des écrans, créée par des parents d’élèves de l’Uzège, avec le soutien de la communauté de communes du Pays d’Uzès, l’opération invite les familles à réduire les temps d’écran à différents moments de la journée : au petit-déjeuner, après l’école, pendant les repas, ainsi que les mercredis et les week-ends.
Des activités variées pour remplacer les écrans
« Cette année, nous avons été agréablement surpris par la mobilisation encore plus forte des acteurs qui nous ont proposé une grande diversité et une grande richesse d’activités en dehors des temps scolaires, que ce soit les associations, les clubs sportifs, la commune, les musées… » se réjouissent les enseignants, et « les enfants et les parents ont joué le jeu par leur participation ».
Pendant onze jours, les participants ont ainsi pu s’initier à l’escalade, au handball, à l’athlétisme ou au kung-fu, apprendre les échecs, découvrir le kamishibaï, participer à des ateliers de calligraphie, visiter un musée ou un parc animalier, réaliser des mini-reportages avec Radio Fuze, réparer leur vélo avec l’Arru ou encore tester un simulateur de vol avec l’Aéro club d’Uzès. D’autres ont pris part à une balade contée ou à une action citoyenne de nettoyage des berges de la vallée de l’Eure, avec le Sictomu.
À l’école aussi, des alternatives
À l’école également, les élèves ont été invités à explorer d’autres formes de divertissement à travers les jeux de société, la lecture, les activités sportives et l’écoute de contes proposés par les bénévoles du Grain de lire. Les retours des familles témoignent des bénéfices de cette démarche. « Notre fils regarde désormais beaucoup moins les écrans. Il ne regarde presque plus de dessins animés et s’intéresse davantage à des documentaires sur les fusées. Il joue davantage seul ou avec sa famille et développe son imagination », confie une maman.
Un appel à un plus large soutien
Un constat encourageant qui montre que d’autres habitudes sont possibles lorsque les alternatives existent. Les enseignants expriment toutefois un regret : voir une telle initiative, largement soutenue en Uzège, ne pas être davantage relayée par l’Éducation nationale afin d’en amplifier encore l’impact.



