Venue de Toulouse pour travailler pendant le Festival de Cannes, Lily, 25 ans, pensait avoir trouvé un logement correct via Booking. Arrivée dans une résidence de la Bocca, elle a découvert un logement rempli de cafards et un environnement loin du cadre idyllique promis sur internet.
Un logement délabré et infesté
Elle devait passer le Festival de Cannes entre castings, soirées et rendez-vous professionnels. Lily a vite déchanté en arrivant à Cannes Beach. La jeune femme avait réservé un logement du 8 au 25 mai via Booking, pour près de 2 000 euros. « Les photos avaient l’air top, il y avait même une vidéo », raconte-t-elle. La résidence promet une piscine, la plage à quelques mètres, un cadre agréable… La note du logement, 6,5 sur 10, ne l’inquiète pas vraiment. « Je pensais que c’était surtout parce que c’est un peu excentré par rapport au centre-ville et au Palais. »
Sur place, changement de décor. « J’ai vu l’état de la résidence complètement délabrée. Les couloirs, les ascenseurs… La piscine ne fonctionne pas. Il y avait des jeunes qui squattaient et fumaient des joints à l’entrée. » À l’intérieur de l’appartement, la première impression est pourtant correcte. « Mais je me suis vite rendu compte que c’était infesté de cafards et de blattes. L’évier est bouché, il n’y a quasiment rien pour cuisiner, pas de volet non plus… »
Des heures au téléphone avec Booking
Lily contacte alors Booking, espérant une solution rapide. « Je voulais surtout qu’ils m’aident à me reloger ou qu’ils demandent au propriétaire de traiter les cafards ou déboucher l’évier. Ils sont quand même responsables des logements qu’ils proposent sur leur site ! » Pendant trois jours, la jeune femme enchaîne les appels avec la plateforme. « J’ai passé plus de dix heures au téléphone. Parfois, ils me faisaient attendre une heure et demie avant de raccrocher. Et à chaque fois, on me disait quelque chose de différent. » Sa réservation finit par être annulée, avec la promesse d’un remboursement partiel… alors qu’elle occupe toujours le logement. « J’ai évidemment essayé de trouver une autre location par mes propres moyens. Tout est complet ou hors de prix. Et tant que je n’ai pas récupéré mon argent, je ne peux pas repayer une telle somme ailleurs. »
La police à la porte
Lundi matin, la situation est encore montée d’un cran. « Quelqu’un a essayé de rentrer dans l’appartement. Et finalement, la police a frappé à la porte pour m’expulser. Je n’ai pas ouvert et j’ai appelé mon avocat. » Le propriétaire accepte finalement qu’elle reste dans le logement jusqu’au 25 mai. « Mais rien n’est réglé. C’est un cauchemar… » De son côté, Booking regrette « que le séjour n’ait pas répondu aux attentes de la voyageuse. Dans ces cas-là, nous travaillons avec l’établissement pour nous assurer que les mesures nécessaires sont prises afin d’améliorer la situation, tout en nous réservant la possibilité d’intervenir plus fermement si nécessaire. »



