Patrouille de gendarmes sur la plus grande brocante de l'Oise
Gendarmes en patrouille sur la plus grande brocante de l'Oise

Depuis plus de 50 ans, le jeudi de l'Ascension est un jour spécial à Crèvecœur-le-Grand, dans l'Oise. Cette commune du nord du département accueille la plus grande brocante de l'Oise, derrière celles de Lille et d'Amiens en termes de visiteurs et d'exposants. Ce jeudi 14 mai, malgré une légère perte de vitesse, la foire devait initialement accueillir 600 exposants, dont 400 professionnels, et plus de 40 000 visiteurs. Avec une météo dantesque – pluie, grêle, froid – les chiffres annoncés ont été revus à la baisse.

À événement spécial, dispositif spécial pour les forces de l'ordre. Vingt gendarmes ont été mobilisés pour cette journée. « Nous avons également le renfort de huit militaires du dispositif Sentinelle pour la journée et de trois membres du PSIG (peloton de surveillance et d'intervention de la Gendarmerie) », annonce la cheffe d'escadron Caroline Beauvois, commandante adjointe de la compagnie de Beauvais, en charge des opérations. « Cette brocante amène beaucoup de monde, notre première mission est d'assurer la sécurité. »

Gestion du stationnement et patrouilles

Aux alentours des allées de la brocante, il ne resta que deux véhicules en stationnement illégal. « La gestion du stationnement est primordiale, on doit garantir l'accès libre aux véhicules de sécurité, indique le major Gianni Bartolotta, commandant de la communauté de brigades de Breteuil, Froissy et Crèvecœur. L'un des propriétaires des véhicules en infraction l'a déplacé, l'autre véhicule sera mis en fourrière. C'est leur événement, on essaye d'être compréhensif. »

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Si un gendarme restera de permanence à l'accueil pour recueillir d'éventuelles plaintes, tous les autres passeront la journée sur le terrain. « C'est un dispositif pour que les gens se sentent en sécurité, qu'ils nous voient, tout en restant discret, détaille la cheffe d'escadron Beauvois. La première mission, c'est le maintien de l'ordre, faire attention aux petits larcins, aux vols à la roulotte, à la consommation d'alcool, même si avec la météo du jour, il devrait y avoir moins d'excès de ce côté-là que si le soleil avait tapé fort. »

« L'an dernier, nous avions eu deux rixes sur fond d'alcool, un vol à l'arraché et un vol de chariot, rappelle le major Bartolotta. Pour l'instant, nous avons juste eu un litige entre un badaud et un exposant au sujet d'objets qui avaient disparu. Mais le vendeur s'est enfui avant notre arrivée et les objets ont été retrouvés. »

Contrôle des stands et objets suspects

Lors des indications aux patrouilles, la cheffe d'escadron Beauvois a également mis l'accent sur le contrôle des stands et des objets vendus. « On doit s'assurer que les professionnels de la brocante respectent bien les règles, souligne-t-elle. Ils doivent tous avoir un registre avec l'origine des produits et ils doivent y enregistrer chaque vente. » La même vigilance est demandée pour les objets illégaux. « L'an dernier, il avait été retrouvé un obus et des carapaces de tortue sur cette brocante, rappelle la militaire. C'est en général par méconnaissance des règles mais certains savent parfaitement ce qui est vendable ou pas. Nous avons d'ailleurs des militaires en civil chargés de nous alerter en cas de vente de produits contrefaits ou de stupéfiants. »

En patrouille, les gendarmes sont salués chaleureusement par les passants comme par les exposants. « On se sent en sécurité en vous voyant circuler, reconnaît Frédéric, un brocanteur de Saint-Valery-en-Caux (Seine-Maritime). On doit toujours être attentif aux vols, il suffit d'être occupé avec un client. Savoir que les forces de l'ordre sont présentes et réactives, c'est rassurant. »

Une croix de calvaire sous surveillance

Sur un stand, une grande croix en fer issue d'un calvaire attire l'attention des gendarmes. « Je l'ai achetée 100 euros sur une brocante à Belfort (Territoire de Belfort), assure le brocanteur. J'espérais la revendre 150 euros. » En l'absence de registre, le professionnel va voir son stand être examiné minutieusement. « Tous les meubles et objets vont être pris en photo et le brocanteur devra justifier de leur provenance sous risque de sanction, annonce Caroline Beauvois. Quant à la croix, elle fera l'objet d'une fiche de diffusion pour savoir si elle ne provient pas d'un vol. »

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Un peu plus loin, un jeune a la bonne idée d'éteindre le moteur de son scooter à la vue des forces de l'ordre. Il échappera à l'amende, ce qui ne devrait pas être le cas des deux jeunes en trottinette qui roulaient à toute vitesse dans les rues interdites à la circulation.