En avril 2022, Dina, 30 ans, esthéticienne dans la région lyonnaise, a subi des injections d'acide hyaluronique réalisées par une femme se présentant comme infirmière. Cette pratique illégale a entraîné un gonflement important de sa lèvre supérieure.
Un rendez-vous dans un local de robes de mariées
Dina avait contacté cette injectrice après l'avoir suivie sur Instagram pendant plusieurs mois. « Beaucoup d'influenceuses lyonnaises faisaient sa promotion, et elle injectait dans différents instituts de beauté lyonnais. Comme elle était soi-disant infirmière, je pensais que c'était sans danger car elle était capable d'utiliser des aiguilles », explique-t-elle.
Le rendez-vous a eu lieu dans un local de vente de robes de mariées. Dina décrit une ambiance décontractée : « Il y avait là une dizaine de femmes, dont la plupart avaient l'air d'être déjà venues et de bien connaître l'injectrice. Tout le monde l'appelait par son prénom et on buvait le café. »
Des complications immédiates
Le lendemain de l'injection, Dina a envoyé une vidéo de son visage à l'injectrice, qui lui a répondu que c'était la première fois que cela lui arrivait et que c'était parce qu'elle était crispée. « J'avais plein de petites boules partout dans la lèvre », raconte Dina.
Cette affaire illustre les risques des injections esthétiques pratiquées par des personnes non qualifiées. En France, seuls les médecins sont autorisés à pratiquer des injections d'acide hyaluronique à visée esthétique.
Une arnaque répandue
Ce témoignage s'inscrit dans une série d'articles sur les injections clandestines. Selon une enquête précédente, de nombreuses femmes sont victimes de fausses injectrices qui utilisent des produits non conformes ou mal administrés, entraînant des complications graves.
Dina espère que son histoire sensibilisera le public : « Je veux que les gens comprennent que même si une personne semble compétente et est recommandée, il faut vérifier ses qualifications. »



