Ce jeudi, l'enseigne Lidl commercialisait 200 000 climatiseurs et ventilateurs à travers la France, provoquant des réveils matinaux et des scènes de chaos. À Levallois-Perret, la situation a nécessité la présence d'une brigade de la police municipale. « Mais là, pour de la clim, les gens deviennent fous », confie un agent à un passant. « On sait que ça peut péter ».
Des clients prêts à tout pour un ventilateur
Mathilde, venue à 9 heures, explique : « Je ne survivrais pas à une nouvelle canicule sans équipement. Il faisait 36 °C chez moi l'autre jour ». La trentenaire a perdu espoir en voyant la queue géante. « Vu que ce Lidl ouvre à 10 heures, je me disais que les gens iraient au travail et qu'il y aurait moins de monde… ». Las, le magasin est archi-plein dès l'ouverture et refuse rapidement l'entrée.
L'attente empire à mesure que les mauvaises nouvelles se répandent : « Les derniers ventilateurs sont en train de partir », « il n'y a déjà plus rien ». Et la pire des annonces : « Apparemment, il n'y avait qu'une seule clim de disponible ».
Tensions et interventions policières
« On nous prend pour des cons. Lidl savait qu'il y aurait du monde et là, on se retrouve entassés comme des bœufs alors qu'il n'avait prévu qu'une clim », peste Brahim. Ceux qui sortent avec des ventilateurs obtiennent des réactions contrastées : certains applaudissent, d'autres lancent des regards noirs.
La tension monte encore, provoquant les premières interventions policières. La foule refuse de reculer, des insultes fusent, des bousculades s'enchaînent et des bagarres sont séparées. « Les flics, c'est des fils de p… Ils jouent les cow-boys pour des climatiseurs », se plaint un client. Face à la situation qui dégénère, le magasin annonce fermer ses portes, mais personne n'y croit et tous restent.
Des mini-ventilateurs insuffisants
Finalement, après que les policiers ont menacé d'utiliser des lacrymogènes, le magasin rouvre « pour les personnes voulant faire les courses alimentaires ». De nombreux consommateurs cherchent encore un appareil oublié, mais seuls des mini-ventilateurs portatifs sont disponibles. « J'ai posé une demi-journée, je ne peux pas rentrer les mains vides », explique une cliente.
L'heureux élu qui a obtenu le seul climatiseur sort sous escorte policière et ramène l'objet jusqu'à sa voiture. Trop modeste, il ne communique ni son prénom ni l'heure de son arrivée, et refuse une photo « par prudence ».



