Marchés financiers : la détente au Moyen-Orient fait chuter le pétrole et redresse les Bourses
Détente au Moyen-Orient : pétrole en baisse, Bourses en hausse

Une détente géopolitique qui soulage les marchés

Les marchés financiers mondiaux ont affiché un net soulagement mardi suite aux déclarations apaisantes de Donald Trump concernant le conflit avec l'Iran. Le président américain a affirmé que la guerre était « quasiment » terminée et a évoqué la levée prochaine de certaines sanctions pétrolières, provoquant un mouvement baissier immédiat des cours du brut.

Le pétrole, moteur de l'économie mondiale, retrouve son calme

Après avoir frôlé les 120 dollars le baril en début de semaine, les prix du pétrole ont significativement reculé mardi. Cette baisse intervient alors que l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) tenait une réunion extraordinaire à Paris pour évaluer la nécessité de puiser dans les stocks stratégiques d'hydrocarbures.

« Le pétrole est un peu le moteur de l'économie mondiale », souligne Jack Ablin, de Cresset. « Tout ce qui pourrait potentiellement perturber ce moteur préoccupe les investisseurs du monde entier. » Les propos de Donald Trump ont donc « apaisé les craintes d'un conflit à long terme susceptible de déclencher un choc stagflationniste », selon les analystes de la Deutsche Bank.

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Les Bourses européennes en nette progression

Le soulagement des marchés s'est traduit par des hausses significatives sur les principales places boursières européennes :

  • Paris : +1,79%
  • Francfort : +2,39%
  • Londres : +1,59%
  • Milan : +2,67%

Wall Street s'est montrée plus prudente avec le Dow Jones en légère baisse (-0,07%) et le Nasdaq quasi-stable (+0,01%). L'indice S&P 500 a reculé de 0,21%.

Le gaz naturel également touché par la détente

Le TTF néerlandais, référence européenne du gaz naturel, a chuté de 16,05% pour s'établir à 47,39 euros le mégawattheure, loin de son pic à 69,50 euros atteint lundi. Cette baisse reflète l'amélioration des perspectives d'approvisionnement énergétique.

Une situation qui reste fragile malgré l'accalmie

« Malgré l'accalmie, la situation reste fragile », prévient Fawad Razaqzada, analyste pour Forex.com. « La prime de risque géopolitique s'est peut-être réduite, mais elle n'a certainement pas disparu. »

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont répondu aux déclarations de Donald Trump en affirmant qu'ils « décideront de la fin de la guerre » et en promettant qu'aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient « jusqu'à nouvel ordre ».

Un cafouillage américain crée de la confusion

Les marchés ont été brièvement perturbés par la publication puis la suppression d'un message du ministre américain de l'Énergie, Chris Wright, annonçant que la Marine américaine avait escorté un premier pétrolier dans le détroit d'Ormuz. La Maison Blanche a rapidement infirmé cette information, expliquant que la vidéo avait été « incorrectement sous-titrée ».

Impact sur les taux d'intérêt européens

La détente géopolitique a également soulagé les marchés obligataires européens. Les taux d'intérêt des dettes souveraines, qui avaient augmenté ces derniers jours sous la pression inflationniste liée à la flambée des hydrocarbures, ont reculé :

  • France (10 ans) : 3,47% contre 3,51% lundi
  • Italie (10 ans) : 3,52% contre 3,61% lundi
  • Royaume-Uni (10 ans) : 4,55% contre 4,64% lundi

Le taux allemand, référence en Europe, est resté stable à 2,86%. « Les événements au Moyen-Orient ont ajouté un épais nuage d'incertitude sur la trajectoire des taux directeurs », rappelle Sanjay Raja, de la Deutsche Bank.

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