Le Salon de l'agriculture de Paris enregistre une baisse de fréquentation de 25%
Salon de l'agriculture : fréquentation en baisse de 25%

Le Salon de l'agriculture parisien confronté à une baisse significative de sa fréquentation

Le Salon international de l'agriculture, qui se tient actuellement à Paris, fait face à une diminution notable de son public. Selon les organisateurs, la fréquentation a chuté d'environ 25% au cours des quatre premiers jours de l'événement, comparé à l'édition précédente de 2025. Cette baisse intervient dans un contexte particulier marqué par plusieurs facteurs défavorables.

L'absence des bovins : un manque crucial pour l'attractivité

La principale explication avancée par les responsables du salon concerne l'absence remarquée des bovins. Les éleveurs ont en effet choisi de ne pas amener leurs vaches cette année en raison de préoccupations sanitaires liées à la dermatose. « On sait que le visiteur vient voir l'égérie et les vaches », a souligné Jérôme Despey, président du salon, lors d'une conférence de presse. Cette absence a visiblement pesé sur la décision de nombreux visiteurs traditionnellement attachés à la filière bovine.

Les organisateurs ont reconnu cet impact dans un communiqué officiel : « Lorsqu'un salon est amputé de l'un de ses membres historiques, cela se ressent naturellement dans la dynamique globale. Ces éléments ont pu peser sur la venue d'une partie du public, traditionnellement très attachée à la filière bovine et à son rôle patrimonial ».

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Un calendrier défavorable et des constats sur le terrain

Pour la première fois depuis huit ans, l'ouverture du salon a coïncidé avec les vacances scolaires de toutes les zones, ce qui a probablement affecté la venue des familles. Dans les allées du Parc des Expositions de la Porte de Versailles, de nombreux exposants, visiteurs et responsables ont constaté une affluence moindre que les années précédentes, particulièrement lors du premier week-end et du samedi d'inauguration traditionnellement présidé par le président Emmanuel Macron.

Les exposants face à la réalité économique

La baisse de fréquentation se traduit par des difficultés concrètes pour les exposants. Fabrice Virolle, fabricant de macarons, a exprimé sa déception : « En deux mots, c'est nul. Je vais ramener 90% de mon stock [...] je ne vais pas amortir. Mais personne ne va amortir. Je fais plus de chiffre chez moi sur un marché en Corrèze sur une matinée que sur une journée ici ». Il a précisé que son emplacement au salon lui coûtait 3 800 euros pour la semaine, auxquels s'ajoutaient 1 000 euros d'hôtel, contre seulement 6 euros pour un marché local.

Valérie Leroy, directrice du salon, a nuancé ce constat en indiquant que « les avis sont partagés, certains font part d'un chiffre d'affaires identique à l'année dernière ». Elle a évoqué un « confort de visite plus important, pour acheter dans de meilleures conditions » après des échanges avec les producteurs. Cependant, elle a reconnu que « on a aussi des exposants qui nous font part d'une baisse, on travaille avec eux pour voir comment on peut les rendre plus visibles ».

Perspectives et message de soutien

Malgré cette situation difficile, les organisateurs gardent espoir pour la suite de l'événement. Jérôme Despey a affirmé que cette année était « exceptionnelle » et que la fréquentation avait connu un « sursaut » mardi, avec l'espoir que cette tendance positive se maintienne dans les derniers jours. Rappelant le slogan de l'édition 2026, « Venir c'est soutenir », il a lancé un appel au public pour soutenir l'agriculture française en se rendant au salon.

Le Salon de l'agriculture, qui avait rassemblé plus de 600 000 visiteurs par an au cours des trois dernières années, reste un événement majeur du calendrier agricole français. Sa clôture est prévue dimanche, laissant aux organisateurs le défi de rebondir après cette édition marquée par des circonstances particulières.

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