Une pelouse d'exception en pleine préparation
Depuis ce lundi 11 mai, les opérations de scalpage de la pelouse du stade Raoul-Barrière de Béziers ont débuté, trois jours après le dernier match à domicile de l'ASBH. Cette pelouse, considérée comme la plus belle de Pro D2, fait l'objet de soins attentifs pour la saison prochaine.
« Cette pelouse, c'est comme une Ferrari », résume Olivier Pintavy, responsable des équipements sportifs de Béziers. Une comparaison qui illustre le soin apporté à ce terrain mythique, témoin des plus grands exploits du club.
Le scalpage, une opération cruciale
L'opération de scalpage, réalisée tous les deux ans pour un coût de 40 000 euros, consiste à retirer environ 15 mm de la surface. « C'est comme un gommage pour la peau », explique Olivier Pintavy. Ensuite, 200 tonnes de sable sont étalées, le terrain est aéré, fertilisé et ensemencé.
Cette étape est indispensable pour éliminer le pâturin annuel, une mauvaise herbe qui fragilise la pelouse. « Si on ne le fait pas, on aurait des trous de partout », précise Éric Salines, responsable du stade.
Une pelouse hybride pour des performances optimales
Depuis 2019, la pelouse de Raoul-Barrière est hybride, mêlant herbe naturelle et fibres synthétiques. Ce choix a permis de réduire les risques de blessures et d'améliorer la qualité du jeu. « Les joueurs n'ont pas à faire attention où poser leurs appuis », souligne Olivier Pintavy.
La configuration du stade, ouvert au vent, favorise également la santé de la pelouse en lui apportant oxygène et lumière. Résultat : le terrain a été élu plus belle pelouse de France en 2020 et 2021, et reste dans le top 5 national.
Un travail d'orfèvre pour un rendez-vous majeur
Les jardiniers municipaux, passionnés, travaillent toute l'année pour maintenir ce niveau d'excellence. « Il faut entre six et huit semaines pour qu'elle redevienne impeccable », indique Éric Salines. L'objectif est d'avoir une pelouse « bijou » pour le prochain match à domicile, celui de la Feria.
Ce travail de longue haleine est une fierté pour la Ville de Béziers, qui gère elle-même l'entretien, contrairement à d'autres stades confiés à des entreprises privées.



